Il bénéficiait du soutien d’une inédite propagande médiatique. Il était soutenu financièrement par de nombreuses grosses fortunes en Algérie et même l’appareil administratif de plusieurs wilayas avait tenté d’influencer le processus électoral pour l’introniser au Palais Présidentiel d’El-Mouradia. Lui c’est Azzedine Mihoubi. Lui c’est l’intellectuel qui s’est avéré être finalement le véritable dindon de la farce. 

Au final, Mihoubi récolte une véritable débâcle. Azzedine Mihoubi, le candidat soutenu activement par toutes les télévisions algériennes comme Ennahar TV ou El-Bilad ainsi que El-Djazaîria, n’est même pas sur le poduim.  Azzedine Mihoubi obtient un score ridicule de 7,26% avec 617 753 voix. Il traîne à l’avant dernière place et finit cette course pour la présidence de la République dans une posture très humiliante. Oui, une véritable humiliation car l’ex-ministre de la Culture avait trompé tout le monde y compris son entourage le plus proche. Dans les coulisses, il assurait à ses soutiens qu’il bénéficie du soutien actif de l’Etat-Major de l’ANP, le véritable centre du pouvoir du régime algérien.

Mihoubi se présentant y compris face aux diplomates étrangers comme le « favori » de Gaid Salah, le patron de l’institution militaire algérienne. Ce n’était que du bluff. Seuls quelques généraux ont parié sur Mihoubi allant jusqu’à le soutenir ostensiblement à l’image du général-major Wassin Bouazza, le patron de la direction générale de la sécurité Intérieure (DGSI), l’une des principales branches des services secrets algériens, ou le général-major Zerrouk Dahmani, directeur de l’action sociale au ministère de la Défense nationale. Même le général-major Mohamed Kaidi, coordinateur des services secrets auprès du ministère de la Défense Nationale, avait penché en faveur de Mihoubi croyant que l’armée l’avait adoubé. Que nenni !

Les généraux ayant soutenu Mihoubi ne font nullement partie du cercle très fermé des décideurs de l’Etat-Major de l’ANP. Il s’agit que de certains officiers supérieurs de second rang dont l’influence sur le pouvoir, le vrai, est énormément limitée et très relative. Azzedine Mihoubi est donc tombé dans le piège et fait exactement la même erreur qu’un certain Ali Benflis en 2004.

Naif, inexpérimenté, manquant de ruse et de génie politique, Azzedine Mihoubi s’est laissé embarquer dans une aventure qui a fait de lui un simple « dindon de la farce ». Il aura servi uniquement à détourner l’attention et à faire croire que la présidentielle de décembre 2019 n’était pas pliée d’avance. Ses soutiens comme Ennahar TV, la principale chaîne de télévision mise à son service, devront rendre des comptes et risquent de faire l’objet d’une campagne de vengeance. ET le poète Mihoubi finit donc dans les poubelles de l’histoire…

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