De Mechria au Palais Présidentiel d’El-Mouradia : le « joyeux destin » de Tebboune

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Algerian candidate Abdelmadjid Tebboune casts his vote during the presidential election on December 12, 2019 at a polling station in Algiers. Five candidates are running in Algeria's presidential election to replace ousted Algerian president Abdelaziz Bouteflika, the country's election authority said Saturday, amid widespread protests against the vote. Former premiers Ali Benflis and Abdelmadjid Tebboune are considered front-runners in an election opposed by the mass protest movement that alongside the army forced Bouteflika to resign in April after 20 years in power. No opinion polls have been published but observers expect an extremely low turnout nationwide after months of demonstrations opposing the vote. / AFP / RYAD KRAMDI

On le croyait définitivement perdu, éjecté du pouvoir politique et écarté pour la vie à la suite de son limogeage du poste de Premier-ministre en août 2017. Mais le destin a souri à Tebboune et l’homme revient au pouvoir de façon inattendue, improbable et certainement très contestable. Mais l’homme a tout de même réussi son come-back et « hérite » de la Présidence de la République à la suite d’un processus électoral que le hirak a voulu empêcher et mettre en échec.  Retour sur le parcours d’un homme qui revient de la « tombe » pour rejoindre la résurrection. 

Abdelmadjid Tebboune est né le 17 novembre 1945 à Mechria, dans la wilaya de Naâma. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), spécialité économie et finances (1965-1969), il a occupé les postes de ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur et des Collectivité locales, chargé des collectivités locales (1991-1992), ministre de la Culture (1999), ministre des Collectivités locales (2000-2001) et ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme (2001-2002).

Auparavant, il avait dirigé l’exécutif de plusieurs wilayas comme  la wilaya de Djelfa en 1975 avant qu’il soit muté en 1977 au même poste à la wilaya d’Adrar, puis à la wilaya de Batna en 1979, et à la wilaya de M’Sila en 1982. De 1983 à 1989, Abdelmadjid Tebboune occupe également le poste de wali (préfet) dans plusieurs wilayas : Adrar, Tiaret et Tizi-Ouzou.

En 2012, M. Tebboune retrouve le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, élargi en 2013 à la Ville. Avant sa nomination au poste de Premier ministre en mai 2017, il a assuré l’intérim du ministère du Commerce suite à l’absence prolongée pour maladie du défunt Bakhti Belaib.

Il s’était engagé, lors de la campagne électorale, à « tout entreprendre » pour « réaliser les attentes et les aspirations légitimes portées par le Hirak du 22 février », présentant « 54 engagements » pour « l’instauration d’une nouvelle République ».

Dans son projet présidentiel, il a promis d’engager une nouvelle politique de développement, préconisant un « nouveau modèle économique basé sur la diversification de la croissance et l’économie de la connaissance ».

Il a promis également d' »ériger l’accès au logement en priorité absolue » et d’œuvrer pour « la préservation du système de sécurité sociale et de retraite » ainsi que pour « garantir à tous les citoyens un accès facile à des soins de santé performants ».

En matière d’emploi, il s’est engagé à réduire le taux de chômage, notamment chez les jeunes et les femmes. Tebboune compte également « réviser » les objectifs et les « missions classiques » de la diplomatie algérienne, en prônant une « diplomatie économique offensive » et une « diplomatie culturelle et cultuelle », tout en impliquant « pleinement » la diaspora dans le renouveau national.

Dans une déclaration à la presse nationale et étrangère, à l’issue de l’accomplissement de son devoir électoral, le président élu a réaffirmé que cette échéance électorale constituait « une opportunité pour l’instauration d’une nouvelle République dont les jeunes seront les piliers », promettant de « débarrasser cette nouvelle République des corrompus et de la corruption ».

 

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