On le croyait définitivement perdu, éjecté du pouvoir politique et écarté pour la vie à la suite de son limogeage du poste de Premier-ministre en août 2017. Mais le destin a souri à Tebboune et l’homme revient au pouvoir de façon inattendue, improbable et certainement très contestable. Mais l’homme a tout de même réussi son come-back et « hérite » de la Présidence de la République à la suite d’un processus électoral que le hirak a voulu empêcher et mettre en échec.  Retour sur le parcours d’un homme qui revient de la « tombe » pour rejoindre la résurrection. 

Abdelmadjid Tebboune est né le 17 novembre 1945 à Mechria, dans la wilaya de Naâma. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), spécialité économie et finances (1965-1969), il a occupé les postes de ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur et des Collectivité locales, chargé des collectivités locales (1991-1992), ministre de la Culture (1999), ministre des Collectivités locales (2000-2001) et ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme (2001-2002).

Auparavant, il avait dirigé l’exécutif de plusieurs wilayas comme  la wilaya de Djelfa en 1975 avant qu’il soit muté en 1977 au même poste à la wilaya d’Adrar, puis à la wilaya de Batna en 1979, et à la wilaya de M’Sila en 1982. De 1983 à 1989, Abdelmadjid Tebboune occupe également le poste de wali (préfet) dans plusieurs wilayas : Adrar, Tiaret et Tizi-Ouzou.

En 2012, M. Tebboune retrouve le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, élargi en 2013 à la Ville. Avant sa nomination au poste de Premier ministre en mai 2017, il a assuré l’intérim du ministère du Commerce suite à l’absence prolongée pour maladie du défunt Bakhti Belaib.

Il s’était engagé, lors de la campagne électorale, à « tout entreprendre » pour « réaliser les attentes et les aspirations légitimes portées par le Hirak du 22 février », présentant « 54 engagements » pour « l’instauration d’une nouvelle République ».

Dans son projet présidentiel, il a promis d’engager une nouvelle politique de développement, préconisant un « nouveau modèle économique basé sur la diversification de la croissance et l’économie de la connaissance ».

Il a promis également d' »ériger l’accès au logement en priorité absolue » et d’œuvrer pour « la préservation du système de sécurité sociale et de retraite » ainsi que pour « garantir à tous les citoyens un accès facile à des soins de santé performants ».

En matière d’emploi, il s’est engagé à réduire le taux de chômage, notamment chez les jeunes et les femmes. Tebboune compte également « réviser » les objectifs et les « missions classiques » de la diplomatie algérienne, en prônant une « diplomatie économique offensive » et une « diplomatie culturelle et cultuelle », tout en impliquant « pleinement » la diaspora dans le renouveau national.

Dans une déclaration à la presse nationale et étrangère, à l’issue de l’accomplissement de son devoir électoral, le président élu a réaffirmé que cette échéance électorale constituait « une opportunité pour l’instauration d’une nouvelle République dont les jeunes seront les piliers », promettant de « débarrasser cette nouvelle République des corrompus et de la corruption ».

 

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