Malaise et interrogations au ministère de la Justice en Algérie. Au niveau de l’inspection générale de ce ministère névralgique et stratégique de l’Etat, l’ancienne équipe du controversé et sulfureux Tayeb Louh, emprisonné à El-Harrach depuis le 22 août dernier et poursuivi pour « abus de fonction », « entrave au bon fonctionnement de la justice », « incitation à la falsification de procès-verbaux officiels » et « incitation à la partialité », continue de faire la pluie et le beau-temps. 

Nous avons appris effectivement au cours de nos investigations que les anciens alliés de Tayeb Louh s’adonnent toujours aux mêmes pratique du népotisme et du trafic d’influence qui étaient largement en cours à l’époque de Tayeb Louh. Preuve en est, l’inspecteur El Hachemi Abdessalem, un haut responsable responsable qui cumule 15 ans d’exercice à l’inspection générale du ministère de la Justice, a usé de son pouvoir pour désigner son beau-frère Yekhou Mohamed comme juge d’instruction près le tribunal d’Oran.

L’inspecteur Yeken Mohamed, un apparatchik du ministère de la Justice, a fait également des « interventions » pour nommer sa fille, magistrate au tribunal de Rouiba, juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed. Il s’avère, a-t-on confirmé encore au cours de nos investigations, que l’inspecteur El Hachemi Abdessalem et Yeken Mohamed furent pendant longtemps les collaborateurs les plus fidèles à l’ex-inspecteur général du ministère de la Justice Tayeb Benhachem qui a été mis sous mandat dépôt le 6 octobre dernier dans le cadre de l’enquête menée par la Cour Suprême sur les infractions commises par Tayeb Louh, l’ex-ministre de la Justice.

Les informations obtenues par nos soins démontrent enfin que si Tayeb Louh et Tayeb Benhachem sont tombés en disgrâce, leur équipe et leurs « soldats » continuent de planter les germes de la corruption, le favoritisme et le trafic d’influence au ministère de la Justice. C’est, d’ailleurs, les inspecteursEl Hachemi Abdessalem et Yeken Mohamed qui ont fait un lobbying intense pour sauver la tête de plusieurs magistrats corrompus et membres de l’ex-clan Tayeb Louh à l’image du Procureur Principal près le tribunal de Mostaganem, Tchikou Nedjmeddine. Un magistrat impliqué dans de nombreuses affaires de corruption comme il a été révélé récemment dans les investigations d’Algérie Part, mais curieusement maintenues dans ses fonctions lors du dernier mouvement annuel opéré dans les rangs des magistrats algériens.

 

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