Abdelmalek Sellal, l’ex-premier ministre et l’un des hommes forts du régime algérien durant les longues années du règne d’Abdelaziz Bouteflika, n’a pas caché ses émotions lorsque le juge lui a donné la parole ce dimanche pour qu’il puisse s’exprimer et dire son dernier mot lors du méga-procés de corruption qui se déroule depuis mercredi dernier au tribunal de Sidi M’hamed. 

Avec les larmes aux yeux, Abdelmalek Sellal a crié haut et fort son innocence. « Je suis innocent monsieur le juge ! », a-t-il lancé devant une assistance ébahie par ce moment de faiblesse d’un homme qui aurait pu succéder à Abdelaziz Bouteflika en 2014 à la tête de l’Etat algérien.

« Je suis innocent. Croyez-moi, je n’ai jamais volé. On m’a trompé et j’ai souffert pendant longtemps. Aujourd’hui, j’ai 71 ans et je dois retourner à ma maison car je suis innocent », a déclaré encore un Abdelmalek Sellal totalement bouleversé par la peine de 20 ans de prison ferme requise à son encontre par le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed. « J’ai servi l’Etat depuis 1977 et j’ai toujours été un homme modeste », ajoute l’ex-premier ministre.

« Je n’ai jamais trahi le serment des Chouhadas. Dites de moi ce que vous voulez, mais ne dites jamais que je suis un corrompu », a conclu Abdelmalek Sellal qui a lancé un dernier cri dans la salle d’audience du tribunal de Sidi M’hamed : « je ne suis pas un bandit ! »

 

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