L’homme d’affaires Mohamed Bairi, le patron du groupe privé IVAL représentant de la marque italienne IVECO en Algérie, constructeur italien de véhicules industriels et de bus, est présenté à la barre du tribunal de Sidi M’hamed où il est interrogé et questionné par les juges à propos de ses dossiers et projets d’investissement dans le secteur du montage des véhicules neufs. 

« Je n’ai rien pris des 11 mille milliards de centimes des avantages fiscaux et parafiscaux accordés par l’Etat algérien aux investisseurs privés dans la filière du montage des véhicules neufs », a assuré d’emblée Mohamed Bairi qui a clamé son innocence en rejetant les accusations de corruption, trafic d’influence ou enrichissement illicite. « Mon usine est située dans la wilaya de Boumerdès et je n’ai jamais rencontré le Wali pour lui demander le moindre des privilèges. Ma famille est dans le commerce depuis 1920 et moi je suis concessionnaire automobile depuis 1999 et j’importait des pièces de rechange jusqu’à 2017. J’ai tous les documents pour prouver mes dires », a encore témoigné Mohamed Bairi arrêté et placé sous mandat de dépôt le 19 juillet dernier à la prison d’El-Harrach.

Mohamed Bairi s’est également étalé sur son deuxième projet de lancement d’une usine de céramique dans la wilaya de Boumerdès en affirmant qu’il ambitionnait de fructifier le savoir-faire familial étant donné que sa famille travaille dans le secteur des matériaux de construction depuis de longues années.

De son côté, l’ancienne Wali de Boumerdès, Nouria Zerhouni, a assuré aux juges qu’elle n’a accordé une assiette foncière à Mohamed Bairi pour les besoins de ces projets. « J’ai validé uniquement les décisions d’attribution signées et délivrées par mon prédécesseur à la tête de la wilaya », a indiqué l’ex-Wali de Boumerdès.

Signalons enfin que de nombreuses sources ont rapporté à Algérie Part que le dossier de Mohamed Bairi est le plus léger de tous les autres oligarques algériens enfermés à la prison d’El-Harrach. Mohamed Bairi dispose d’une petite usine de montage de véhicules utilitaires par rapport aux autres hommes d’affaires algériens. « A peine 480 véhicules ont été assemblés et montés dans mon usine durant trois ans », a déclaré Mohamed Bairi qui signe et persiste : « je n’ai bénéficié d’aucun avantage fiscal attribué par le Conseil National de l’Investissement ».

 

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