Sellal au tribunal de Sidi M’hamed : « J’ai oublié de déclarer mon Land Rover et j’ai signé des chèques sans savoir de quoi il s’agissait »

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Abdelmalek Sellal, l’ex-premier ministre, a fait des révélations fracassantes lors de la première audience du méga-procès de corruption tenu à partir de ce mercredi 4 décembre au tribunal de Sidi M’hamed. En tant que directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika lors de la très controversée campagne électorale pour le 5e mandat, Abdelmalek Sellal a reconnu « qu’il avait signé des chèques sans savoir de quoi s’il agissait » . 

Gêné par les questions insistantes des juges, Abdelmalek Sellal n’a trouvé aucun argument à présenter pour défendre son « intégrité morale ». L’ex-directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika s’est contenté de mettre en avant son « ignorance » au sujet de la provenance des fonds qui ont alimenté les comptes bancaires de la direction de campagne du 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Les juges ont révélé lors de cette première audience ce procès historique le milliardaire Ahmed Mazouz, a lui-seul, avait versé pas moins de 39 milliards de centimes pour soutenir l’option du 5e mandat du président sortant. Et ce chiffre ne concerne qu’un seul bailleurs de fonds.

Il est à rappeler que les services de sécurité ont découvert lors de leurs investigations une immense somme en argent liquide dans les locaux de la villa servant de siège pour le QG de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika. Cette somme a avoisiné les 600 milliards de centimes. Il s’agit de financements occultes pour lesquels Amara Benyounès, l’ex-directeur des relations publiques du candidat Bouteflika, a été placé sous mandat de dépôt le 13 juin dernier.

Ce mercredi, Sellal a été questionné à propos de ce dossier très délicat qui n’a pas encore dévoilé  ses secrets. Mais Sellal dans ses réponses fait preuve d’une désinvolture impressionnante et se fait passer pour un homme qui avait été instrumentalisé contre son gré par le clan Présidentiel des Bouteflika. L’ex-premier ministre a même confié qu’il avait oublié de mentionner dans sa déclaration de patrimoine en 2017 sa voiture « Land Rover » parce qu’il ne la conduisait même pas et se désintéresser des voitures. Est-ce une attitude sérieuse ?

 

 

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