Confidentiel. Des terrains réservés à la DGSN cédés à un milliardaire à Chlef : le scandale qui ébranle secrètement la police algérienne

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A Chlef, un scandale foncier est en train d’ébranler la DGSN, à savoir la police algérienne. Le commissaire divisionnaire Zairi Mohamed, l’un des des responsables de l’inspection régionale de la police du centre du pays basée à Blida vient d’être suspendu de ses fonctions à la suite de sa complicité démontrée dans l’enquête, qui est toujours en cours, concernant le détournement de plusieurs assiettes foncières à Chlef dont deux terrains situés dans des zones stratégiques de la ville de Chlef et qui étaient destinés pour abriter des constructions de nouvelles structures locales de la DGSN. 

Or, ces terrains ont été détournés au profit du milliardaire Hmidette Rahmoune, un ami intime à l’ex-Chef de sûreté de wilaya de Chlef, Gourari Abdelmadjid, l’un des plus influents hauts responsables de la DGSN à l’époque  d’Abdelghani Hamel. Après avoir atteint le poste de contrôleur général, le grade le plus élevé de la police algérienne, Abdelmadjid Gourari a passé neuf ans à la tête de ce corps dans la wilaya de Chlef. Il a été remplacé dans ses fonctions le 11 septembre dernier. Durant tout son long règne, Abdelmadjid Gourari est soupçonné d’enrichissement illicite et de trafic d’influence. L’enfant de « bidon 2 » à Béchar a connu effectivement une ascension fulgurante au sein de la DGSN ces dernières années.

Sa proximité avec de nombreux milliardaires et entrepreneurs privés a assombri son image surtout à la suite de cette affaire des assiettes foncières cédées à Hmidette Rahmoune. Les premiers éléments de l’enquête interne au sein de la DGSN ont démontré que c’est à la suite de l’intervention d’Abdelmadjid Gourari que cet entrepreneur privé a pu obtenir ces assiettes foncières réservées initialement à la DGSN.  Ces informations n’ont pas été prises en considération par le commissaire Mohamed Ziari de l’inspection régionale de la police du centre du pays et ses rapports ont, semble-t-il, minimisé la complicité de l’ex-chef de sûreté de wilaya de Chlef.  A la suite de la suspension de Mohamed Ziari, l’enquête a été relancée pour élucider les faits gravissimes de cette affaire. L’inspection régionale de la Police doit plancher enfin sur les nombreuses propriétés immobilières qui appartiennent directement ou indirectement à Abdelmadjid Gourari.

Il s’agit d’une villa à Ténès, une autre villa à Mostaganem, une maison à la cité Radar de Chlef et d’autres biens et investissements occultes qui témoignent d’un inédit enrichissement illicite de l’ex-chef de sûreté de wilaya de Chlef. Il est à rappeler enfin que la rédaction d’Algérie Part avait révélé récemment dans ses investigations la proximité d’Abdelmadjid Gourari avec l’ancien chef de la 3e région militaire le général-major Ghedaidia Zoubir.

Ce dernier est le beau-frère d’Abdelmadjid Gourari et l’un de ses parrains tout au long de sa carrière. Nos investigations ont indiqué que ce général-major à la retraite est intervenu pour « sauver la tête » de son beau-frère qui fait l’objet de l’une des plus grosses enquêtes internes de la DGSN.

 

 

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