Confidentiel. La justice algérienne s’apprête à lancer un mandat d’arrêt international à l’encontre d’Abdesslam Bouchouareb

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Algeria's Industry Minister Abdeslam Bouchouareb addresses a news conference in Oran, west of Algiers November 10, 2014. REUTERS/Louafi Larbi (ALGERIA - Tags: POLITICS BUSINESS)

La justice algérienne n’a pas oublié Abdesslam Bouchouareb, l’ex-ministre de l’Industrie de 2014 à 2017, et l’un des cerveaux du clan présidentiel des Bouteflika. La Cour Suprême à Alger s’apprête à lancer un mandat d’arrêt international à l’encontre de l’ex-ministre et dirigeant du RND d’Ahmed Ouyahia, après lui avoir fait parvenir plusieurs convocations judiciaires à laquelle Abdesslahm Bouchouareb a refusé d’y répondre. 

L’ex-ministre qui réside à Paris a adressé à la Cour Suprême un dossier médical pour justifier son absence à Alger et son impossibilité d’affronter les juges enquêteurs de la plus haute juridiction du pays qui veulent l’entendre sur plusieurs faits de corruption ayant caractérisé la gestion de la filière du montage des véhicules neufs, l’un des secteurs les plus ébranlés par les plus gros scandales de corruption en Algérie.

Abdesslam Bouchouareb est le principal cerveau qui a dirigé le lancement de cette filière en Algérie à partir de 2014. C’est également lui qui avait préparé en 2016 le cahier de charges relatif aux conditions et modalités d’exercice de l’activité de montage de véhicules. Ce cahier de charges avait été validé officiellement par décret présidentiel paru au journal officiel au mois de décembre 2017. C’est également Abdesslam Bouchouareb qui était chargé de délivrer les agréments aux oligarques et leurs partenaires étrangers désireux d’implanter en Algérie une usine de montage des véhicules neufs.

Bref, sans Bouchouareb, rien ne pouvait se faire ou se décider dans le secteur de l’industrie en général et celui de l’automobile en particulier. Et comme les dossiers de corruption de la filière du montage des véhicules neufs sont les premiers dossiers qui vont être traités par la justice algérienne, la Cour Suprême veut accélérer les modalités pour obtenir l’extradition en Algérie d’Abdesslam Bouchaoureb. Ceci dit, plusieurs sources judiciaires ont assuré à Algérie Part que les autorités algériennes ne risquent pas d’obtenir d’aussitôt la tête de Bouchouareb car les procédures judiciaires prennent énormément de temps pour valider sur le plan international le mandat d’arrêt lancé par la Cour Suprême à Alger et sa mise en application notamment en France où réside en ce moment Abdesslam Bouchouareb. Et rien ne garantit encore que les autorités françaises accepteront d’extrader l’ancien dirigeant algérien qui jouit de plusieurs relations très prestigieuses au sein de la classe dirigeante française.

 

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