Avec un Tebboune titubant et confronté aux pratiques scandaleuses de son entourage,  Azzedine Mihoubi, l’actuel leader du RND, est pressenti comme le futur gagnant du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain.  Or, cet homme qui promet le changement, des réformes profondes et l’instauration de nouvelles valeurs républicaines, il est loin d’être un dirigeant exemplaire. Et pour cause, lors de son passage pendant plus de trois ans, de 2015 à avril 2019, au ministère de la Culture, Azzedine Mihoubi a abusé, à plusieurs reprises, clairement de son pouvoir pour servir ses propres intérêts. 

En témoigne, l’incident qui aurai pu saboter la tournée de la diva libanaise Majida El Roumi à Constantine et Alger en avril 2016. A l’époque, le ministre de la Culture voulait que la célèbre chanteuse libanaise accepte d’adapter un texte de son répertoire littéraire en « chanson ». Et pour mettre fin aux réticences de Majida El Roumi, l’ex-ministre de la Culture Azzedine Mihoubi est allé jusqu’à proposer la gracieuse enveloppe de 180 mille dollars alors que le prix ordinaire d’un gros concert de la diva libanaise avoisine à peine les 45 mille dollars !

Il s’agit donc clairement d’une tentative de « corruption » déguisée visant à séduire Majida El Roumi pour l’inciter à chanter l’un des textes écrits par Azzedine Mihoubi. Fort heureusement, la diva lbanaise ne se laisse pas « acheter » et refuse de mélanger l’art avec les affaires.  Cependant, Mihoubi aura prouvé qu’il peut dilapider les deniers publics de l’Etat algérien juste pour satisfaire une lubie. Et si demain, il est élu Président de la République, que pourrait-il faire encore ?

Cette question se pose en toute acuité surtout lorsqu’on sait le sieur Mihoubi collectionne également d’autres bourdes. Ainsi, nous avons appris également au cours de nos investigations que lorsque la fille de l’ex-ministre de la Culture, Nada Mihoubi, se rendait à Alger depuis Dubai où elle travaille et réside depuis des années, son père mettait à sa disposition deux véhicules appartenant… l’Office National des Droits d’Auteur (ONDA) et l’Office Nationale de la Culture et de l’information (ONCI), deux organismes appartenant au ministère de la Culture dirigé par qui ? Par le papa de Nada Mihoubi, Azzedine Mihoubi.

Il s’agit-là clairement d’un abus de fonctions caractérisé qui pourrait valoir au candidat Mihoubi de sérieux démêlés avec la justice. Mais aujourd’hui, il semble que le candidat Azzedine Mihoubi jouit d’une immunité impressionnante et certains puissants lobbys veulent le placer au Palais Présidentiel d’El-Mouradia.

 

 

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