Depuis presque deux mois, des réunions régulières se tiennent au ministère de la Défense nationale à Alger. Chaque deux ou trois jours, une réunion est organisée pour regrouper le cercle très restreint des principaux hauts responsables du haut commandement militaire de l’Armée Nationale Populaire (ANP), à savoir les véritables détenteurs du pouvoir politique actuel en Algérie. 

Ces réunions regroupent, a-t-on appris au cours de nos investigations, le commandant des forces aériennes, le général-major Hamid Boumaïza, le commandant des forces terrestres, le général major Saïd Chengriha, le général de corps d’armée  Benali Benali, le commandant de la Garde Républicaine, le Général-Major Abdelhamid Ghriss, Secrétaire Général du Ministère de la Défense Nationale,  le commandant de la première région militaire basée à Blida, le général-major Ali Sidane, le commandant de la deuxième région militaire basée à Oran, le général-major Meftah Souab, et enfin le commandant de la 4e région militaire basée à Ouargla, le Général-Major Hassan Alaïmia. Ces réunions sont présidées tout naturellement par Ahmed Gaid Salah, le chef d’Etat-major de l’ANP et le premier haut responsable de l’institution militaire.

Nos sources sont unanimes : les participants à ces réunions stratégiques au ministère de la Défense Nationale sont le cercle très restreint sur lequel s’appuie Ahmed Gaid Salah pour prendre des décisions ou dessiner des feuilles de route afin de diriger le pays dans le contexte actuel marqué par des tensions inquiétantes liées à la contestation vigoureuse du Hirak. Aucun autre dirigeant militaire ne peut prétendre accéder à ce cercle restreint.

Et au cours de ces réunions régulières, le haut commandement de l’ANP aborde ouvertement les solutions qu’il faut adopter à la gestion de la situation politique du pays. Des discussions sont animées durent plusieurs heures. Nos sources assurent qu’il s’agit, parfois, de « réunions fleuves »totalement verrouillées et le secret  des échanges est très préservé suivant un protocole très strict. Quoi qu’il en soit, la régularité de ces réunions démontrent que l’institution militaire ne néglige pas les enjeux politiques du contexte actuel que traverse l’Algérie. Elles démontrent que les véritables détenteurs du pouvoir se concertent régulièrement pour étudier l’évolution politique du pays.

Une évolution qui dépend entièrement, du mois en grande partie, des décisions et réflexions qui sont développées au cours de ces réunions tenues au siège du ministère de la Défense Nationale.

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