Le soutien que porte Ali Benflis, l’ex-chef de gouvernement, aux militaires et l’institution militaire n’est pas fortuit. Ali Benflis mise énormément sur ce soutien pour se replacer sur l’échiquier politique. Et pour cause, le principal « parrain » et « soutien » est un puissant général-major et l’un des acteurs les plus proches actuellement d’Ahmed Gaid Salah. 

En effet, Ali Benflis est très proche du général-Major Abderrazak Chérif, l’ancien chef de la 4e région militaire, l’un des hauts gradés les plus influents de l’ANP. Abderrazak Chérif s’est réconcilié avec Ahmed Gaid Salah dés son retour en Algérie après un long séjour médical en France. Un voyage à l’étranger qui avait suscité de nombreuses spéculations puisque Abderrazak Chérif avait failli s’exiler à l’étranger comme son camarade le général-major Habib Chentouf, l’ex-chef de la Première Région militaire, et ennemi juré de Gaid Salah.

Abderrazak Chérif a préféré renouer avec Gaid Salah et se réconcilier avec lui au lieu d’entrer dans une fronde comme l’a fait Habib Chentouf. Il revient ainsi à Batna au cours de l’été dernier et ses relations ont été fortifiées avec Gaid Salah en dépit de sa détention au mois d’octobre 2018 à la prison miliaire de Blida dans le sillage de l’enquête sur le scandale de la cocaïne du port d’Oran. 

Il s’avère ainsi que le candidat potentiel aux élections présidentielles du 12 décembre prochain Ali Benflis est le « protégé » du général-major Chérif Abderrazak. Et ce dernier tente de le vendre à Gaid Salah comme étant « la solution qu’il faut pour dépasser la crise actuelle paralysant le pays », a-t-on appris auprès de plusieurs sources sûres.

Il faut savoir à ce sujet que l’un des fils du général-major Chérif Abderrazak est le représentant officiel de Talai Houriyet, le parti d’Ali Benflis, à Hassi Messaoud et Ouargla. Le frère de l’ex-chef de la 4e région militaire est un avocat bâtonnier à Batna. Et ce dernier est également un ami et soutien très proche d’Ali Benflis.

C’est dire qu’entre les deux hommes, les relations sont étroites, solides et de plus en plus fortes. Reste à savoir enfin que ce n’est pas la première fois qu’Ali Benflis « flirte » avec les hauts gradés de l’institution militaire pour défendre ses ambitions politiques. En 2004, lorsqu’il avait défié Abdelaziz Bouteflika, il avait comme principal allié Farid Lamari, le fils du général Mohamed Lamari, l’ex-chef d’Etat-Major de l’ANP.

Farid Lamari était le cerveau secret de la fortune du groupe TONIC qui avait bénéficié de financements publics sous fort de colossaux crédits bancaires d’une valeur de 735 millions de dollars pour bâtir sa grande usine à Bou Ismaïl, dans la wilaya de Tipaza. Cette usine s’étend sur une superficie de 45 ha. Cette fois-ci, Ali Benflis veut-il rééditer le même scénario que 2004 ?

 

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