Condamné par contumace à une peine de 20 ans de prison ferme par le tribunal militaire de Blida dans le procès intenté contre Said Bouteflika, le général Toufik et le général Tartag,  pour « atteinte à l’autorité militaire » et de « complot contre l’autorité de l’Etat », Khaled Nezzar, l’ex-ministre de la Défense nationale au début des années 90, exilé depuis cet été en Europe, a confié en exclusivité à Algérie Part qu’il ne « reconnait pas la décision qui vient d’être rendue » par le tribunal militaire de Blida. 

L’ex-chef d’État-major de l’Armée algérienne de 1988 à 1990 a expliqué également  dans une déclaration exclusive faite à Algérie Part que « le verdict que vient de prononcer le tribunal militaire de Blida à mon encontre, à l’encontre de mon fils Lotfi et de M. Benhamdane Farid, n’émane pas d’une justice indépendante et libre ».

Khaled Nezzar accuse, par ailleurs, Gaid Salah de faire de la justice militaire « un instrument pour régler ses comptes ». Concernant les graves accusations portées à son encontre, Khaled Nezzar a assuré à Algérie Part que « je n’ai jamais comploté avec Said Bouteflika ». « J’ai été reçu sur sa demande et ma déclaration à l’époque rapporte mot par mot le PV de cette rencontre. Aucune raison ne justifie une quelconque inculpation encore moins une condamnation », a réagi enfin Khaled Nezzar en affirmant en dernier lieu qu’il a la « conscience tranquille ».

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