C’est une affaire qui devrait faire rire. Mais, malheureusement, elle fait pleurer. A Béjaîa, un manifestant et membre actif du Hirak du 22 février vient d’être placé en garde-à-vue ce samedi et sera demain dimanche présenté devant le Procureur de la République près du tribunal de Bejaia pour avoir exhibé et fait participer son âne aux manifestations populaires du vendredi dernier. 

Selon plusieurs sources locales, ce manifestant s’appelle Aounit Djillali. Il est originaire de la localité de Timezrit dans la wilaya de Béjaia. Et depuis ce samedi matin, l’homme est dans les geôles du commissariat central de la ville de Béjaîa en attendant que la justice tranche sur son sort demain dimanche.

Le tort de ce manifestant ? Exhiber son âne et le faire participer aux manifestations populaires du vendredi dans lesquelles les Algériens ont scandé des slogans hostiles à l’institution militaire et à sa tête Ahmed Gaid Salah, l’homme fort de l’armée. D’après certaines sources locales, ce manifestant risque d’être accusé d’atteinte à l’institution militaire et à l’intégrité morale de la personne du Chef d’Etat-Major de l’ANP. A Béjaia et sur les réseaux sociaux en Algérie, cette affaire a soulevé une vague d’indignation nationale. Peut-on punir un manifestant pour son rire sarcastique exprimé à travers son âne ?

 

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