Au moment où le régime algérien incarcère en prison les militants démocrates et les opposants les uns après les autres, le général Ghali Belkecir, l’ancien commandant de la gendarmerie nationale, et l’un des généraux les plus corrompus de l’armée algérienne, continue de jouir d’une étrange et intrigante impunité. 

Et pourtant, ce ne sont pas les éléments troublants qui manquent pour permettre à la justice algérienne d’entamer ses investigations et juger ce général disposant d’une fortune douteuse. Oui, une véritable fortune qui a permis à sa fille, surnommée Sana, d’ouvrir il y a de cela plus deux ans l’un des plus luxueux salons de beauté à Alger. Il s’agit de l’institut « Estebelle » situé à Ouled Fayet, dans la banlieue d’Alger. Sana Belkecir a investi plus de deux milliards de centimes pour aménager ce salon sans compter tous les frais nécessaires à l’acquisition des équipements et matériels pour offrir des prestations de qualité à des clientes issues toutes des milieux les plus aisés de la capitale Alger.

Mieux encore, la fille du général Belkecir venait à son Salon de Beauté avec des gardes du corps qui veillaient jour et nuit sur sa sécurité. Elle affichait également sans aucun complexe les signes de sa richesse ostentatoire : vêtements luxueux, des bijoux en diamants et des voitures rutilantes, Sana Belkecir épatait toujours ses interlocutrices et ses clientes qui venaient admirer son salon de beauté.

Comment la fille d’un simple général de la gendarmerie nationale peut-elle se targuer d’entretenir un train de vie aussi princier ? Le salaire du général Belkecir pouvait-il permettre de financer une telle vie de luxe ? Il ne suffit pas d’être un juge d’instruction ou un enquêteur des services de sécurité pour comprendre que la famille Belkecir se noyait dans la corruption  au vu et au su de toutes les autorités du pays.

 

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