C’est la sale guerre. Des hauts gradés de l’armée algérienne et des renseignements algériens ont élaboré un plan diabolique consistant à lancer une « sale guerre » contre les journalistes opposants et figures médiatiques hostiles à la gouvernance autocratique et répressive de l’institution militaire à l’égard du mouvement populaire du 22 février. 

Cette sale guerre consiste à publier les photos et vidéos de la vie privée et intime de ces journalistes et opposants irréductibles. Des pages Facebook adoptant le discours haineux et le harcèlement comme seul procédé pour intimider ces journalistes ou cyber-activistes, qui dérangent, ont été créées à la vitesse grand V en bénéficiant d’un sponsoring en devises sonnantes et trébuchantes. Toutes ces pages Facebook portent l’inscription de l’institution militaire ou font référence à des slogans favorables au haut commandement militaire de l’ANP.

Les personnalités ciblées sont « lynchées », « insultées » et « vilipendées ». Leur vie privée est souillée et aucune éthique ou moralité n’est respectée. Malheureusement, Abdou Semmar, le rédacteur en chef d’Algérie Part, fait partie de ces personnalités ciblées par cette campagne de dénigrement et d’harcèlement sans précédent.

Mais qui est l’origine de cette campagne ? Selon nos investigations, plusieurs officiers militaires et du DRS ont dessiné ce plan d’action dans le but de discréditer toute personnalité qui peut mettre en péril la feuille de route de l’ANP consistant à imposer la tenue d’un scrutin électoral le 12 décembre prochain tout en maintenant un climat répressif et hostile aux libertés publiques.

A la tête de ce groupe d’officiers, nous avons retrouvé le général Benmiloud Atmane, surnommé « le caniche » par ses hommes en raison de son chien qu’il traine partout. Cet officier était l’ancien chef de la DCSA. Considéré comme un homme sans envergure mais qu’on dit loyal, c’est ce général qui avait supervise notamment, au nom de l’armée, les perquisitions et les convocations dans le très lourd dossier dit de la cocaïne du port d’Oran.

Trois mois après, le général Athmane a été brutalement limogée et remplacé, après avoir été admis, quelques jours avant sa révocation, à l’hôpital militaire de Aïn-Naâdja suite à un malaise cardiaque. A l’époque, les proches de Gaïd Salah ont expliqué qu’Athmane était en relations permanentes avec le général Toufik. Autrement dit, le traitre aurait joué double jeu. Aujourd’hui, avec l’éviction du colonel BOB, le plus jeune patron de la DCSA, le général « Caniche » a monté toute une opération pour épater Gaid Salah et espérer que le patron de l’armée le rappelle pour reprendre du « travail ».

Pour ce faire, le général Benmiloud s’est acoquiné avec le général Wassini Bouazza qui a été nommé au mois d’avril dernier à la tête du renseignement intérieur, la Direction de la Sécurité intérieure (DSI). Il occupait jusqu’ici le poste de Directeur central des infrastructures militaires auprès du ministère de la Défense nationale, auquel il a été installé le 17 janvier dernier par le Secrétaire général du MDN, le général-major Ghriss Abdelhamid. Dépourvu de toute connaissance concernant le monde du renseignement, le général Bouazza a déçu par son incompétence et son incapacité à assurer ses missions.

Il se tourne régulièrement vers le général Benmiloud pour lui demander de précieux conseils. C’est le général Bouazza qui va récupérer depuis la base de données de la « caserne Antar », le principal centre opérationnel de la DSI à Alger, des photos et vidéos qui ont été extraites depuis les téléphones saisis des journalistes interpellés ou convoqués auparavant dans les locaux d’Antar à l’image d’Abdou Semmar.

Le « centre Antar » compte également dans ses rangs de collaborateurs des hackers qu’il rémunère chèrement pour lancer des offensives contre les comptes Facebook personnels et boites mail des opposants honnis par le régime algérien. Pour récupérer ces données personnelles, plusieurs officiers du DRS ont joué un rôle troublant comme un certain lieutenant Djamel qui ira jusqu’à contacter des activistes et blogueurs acquis à la cause du régime en leur demandant de publier ce contenu attentatoire à la vie privée des journalistes comme Abdou Semmar.

Il s’avère que ce plan d’action a suscité une très vive polémique sur les réseaux sociaux car les internautes algériens ont été choqués par le comportement puéril et immoral des auteurs de cette campagne de cyber-harcèlement. Au final, au lieu de servir l’institution militaire, ces officiers algériens ont sali l’image de toute une armée naguère respectée par les Algériens.

Algérie Part publiera prochainement de nouvelles révélations sur les pratiques occultes et honteuses de ces officiers.

 

 

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