Khaled El Bey, l’ex-Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger, a été placé officiellement sous contrôle judiciaire par le conseiller enquêteur de la Cour suprême. Khaled El Bey est impliqué officiellement dans le dossier de Tayeb Louh, l’ex-ministre de la justice. 

L’ex-Procureur était considéré comme le « caniche » de Tayeb Louh. L’ancien ministre utilisait Khaled El Bey comme principale arme pour accomplir toutes les sales besognes : placement sous mandat de dépôt abusif des personnes gênantes pour le régime, privation de la liberté de voyager pour les opposants, journalistes indépendants ou cyber-activistes, et surtout racketter les « personnalités riches » qui passent sur le banc des accusés des tribunaux algériens.

En effet, plusieurs sources concordantes ont confié à Algérie Part que Khaled El Bey a touché des pots-de-vin dans plusieurs gros dossiers judiciaires ayant enclenché des scandales nationaux à l’image de l’affaire Achour Abderrahmane, principal accusé dans l’affaire de détournement de 2100 milliards de centimes de la BNA, où Khaled El Bey est soupçonné d’avoir touché une « tchippa » de deux milliards de centimes. L’ex-Procureur de la République près du tribunal d’Abane Ramdane est également suspecté d’avoir un joué un rôle controversé dans l’affaire des frères Meziane, Réda et Fawzi Bachir, les deux enfants de l’ex-PDG de Sonatrach impliqué dans le scandale Sonatrach 1 et jugé en 2015. Des pots-de-vin auraient circulé avant ce procès depuis le bureau de Khaled El-Bey jusqu’au cabinet de Tayeb Louh.

L’enquête suit toujours son cours et Khaled El Bey sera convoqué encore une fois d’ici la semaine prochaine et risque cette fois-ci l’incarcération pour rejoindre son maître Tayeb Louh.

 

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