Et un autre ténor de la corruption politique qui va chuter en Algérie. L’oligarque et député Baha Eddine Tliba fera l’objet d’une levée de l’immunité parlementaire dans le cadre d’une enquête judiciaire sur des faits de corruption et de dilapidation des deniers publics. 

Réputé pour être le symbole du régime du clan d’Annaba de Gaid Salah, Tliba est longtemps resté « intouchable » en dépit de toutes les preuves accablantes recueillies à son encontre. Beaucoup de sources avaient avancé que Tliba ne sera jamais déboulonné à cause de sa proximité avec les membres de la famille du Chef d’Etat-Major de l’ANP. Mais cette fois-ci, les données ont totalement changé et la situation politique en Algérie est en train de connaître des mutations majeures. La volonté du haut commandement de l’ANP d’organiser des élections présidentielles dans les plus brefs délais, à savoir avant la fin de l’année en cours, a contraint Ahmed Gaid Salah à faire le ménage dans son « camp ».

Conscient qu’il faut consentir à des sacrifices pour convaincre l’opinion publique de la nécessité d’organiser des élections présidentielles, Gaid Salah veut montrer l’exemple en sacrifiant ses propres pions. Il avait commencé la semaine passée avec Mohamed Djemai, le patron du FLN, qui fera l’objet lui-aussi d’une levée de l’immunité parlementaire pour être traduit devant les tribunaux. 

Ensuite, aujourd’hui lundi, c’est le deuxième acte avec la chute programmée de Baha Eddine Tliba, l’homme qui suscite tant la colère et l’exaspération de tous les manifestations algériens en raison de son implication flagrante dans de nombreux scandales politico-financiers. Tliba est le symbole de l’ingérence honteuse du pouvoir de l’argent dans la sphère politique. Et les sacrifices ne devraient pas s’arrêter-là. Selon nos sources, Gaid Salah va encore « offrir » plusieurs têtes à l’opinion publique algérienne. De nombreux noms sont évoqués prochainement devant les tribunaux et d’autres personnalités sont attendues à la brigade de Bab Jedid de la gendarmerie nationale. Il s’agit, entre autres, de l’oligarque Mohamed Laid Benamor, le patron du groupe Benamor, lui-aussi originaire d’Annaba et dont on dit qu’il est très proche du cercle fermé du clan Gaid Salah. Durant les jours à venir, plusieurs de ses têtes seront décapitées car le Chef d’Etat-Major a besoin de faire preuve de bonne volonté afin de persuader les Algériens de se diriger vers les urnes en décembre prochain.

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