La vague d’arrestation qui a touché une partie des responsables de la corruption dans notre pays, ne doit pas se résumer uniquement à ces seuls hommes d’affaires et politiques véreux, symbolisant la déliquescence de ce régime.

Certes, s’ils symbolisent indéniablement, pour partie, la décadence de ce pouvoir, l’opération mains-propres menée actuellement et conformément à la demande du peuple algérien, doit impérativement se dédouaner des pressions du pouvoir militaire et autres groupes d’intérêts, et se focaliser sur l’ensemble du système de prédation ayant mené au déclin des institutions de notre pays.

Si de nombreux autres acteurs politiques et économiques malhonnêtes restent encore concernés par les enquêtes judiciaires que nous tous voulons voir aboutir, il y a lieu de se focaliser sur les relais que ces mêmes hommes ont actionnés au niveau de l’administration et principalement l’administration fiscale.

Comment se fait-il que les responsables fiscaux n’aient pas vu l’émergence de ces empires économiques ostentatoires et douteux ? Incompétence ou complicité ?

Notre enquête à venir porte sur Oudina Mohamed, receveur des impôts Kouba, la circonscription fiscale de Kamel Chikhi alias Kamel el Boucher, Aziz Kara activant dans les télécoms et l’hôtellerie, et de nombreux autres nouveaux riches…

Med Oudina

Nos recherches nous ont permis de découvrir qu’Oudina avait été couvert sur plusieurs affaires portant sur des faits très graves sans jamais être sanctionné par l’Inspection Générale des Services Fiscaux (IGSF), sorte de police des polices des impôts, menée par Mr Guidouche Mohamed, ancien Directeur des opérations fiscales.

Guidouche Med

Mieux encore, Oudina a été promu receveur du Centre Des Impôts (CDI), organisme des impôts nouvellement créé pour contrôler, au niveau national, les entreprises suivies au régime du réel et non éligibles à la direction des grandes entreprises (D.G.E), l’ensemble des professions libérales, des sociétés et autres personnes morales au titre des revenus soumis à l’impôt sur les bénéfices des sociétés (I.B.S), et des dossiers fiscaux des contribuables soumis au régime du réel d’imposition au titre des revenus catégoriels des bénéfices industriels et commerciaux (B.I.C) ! Rien que ça !

De quel nature est le lien entre ces deux hommes qui se protègent mutuellement ?

Pourquoi n’y a-t-il jamais eu une véritable inspection, sans complaisance, de l’IGSF à Kouba chez Oudina ?

 »L’IGSF, organe de contrôle et d’audit par excellence, a au fil des ans tissé un réseau sur les 48 wilayas avec certains collaborateurs qui ont plus souvent joué le rôle de rabatteurs’’ nous a déclaré un inspecteur des impôts.

Une enquête palpitante d’Algeriepart sur les liens entre hommes de l’administration fiscale a train de vie démesuré, et ces hommes d’affaires peu vertueux, activant dans des secteurs aussi divers que la franchise sur l’importation de l’or, l’importation de denrées périssables, la téléphonie mobile, et toutes ces activités sensibles et génératrices de black cash, synonyme d’argent sale. A très vite !

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