Le peuple algérien, dans sa totalité réclame ses droits dans un sursaut de dignité, il a su résister victorieusement à toutes les invasions, depuis l’antiquité jusqu’à l’histoire contemporaine face à l’odieuse colonisation, grâce à la résistance populaire.

Aujourd’hui, 57 ans après avoir recouvert sa souveraineté nationale, il continue par million et à travers le monde entier, d’écrire une autre page de son histoire en persévérant dans son combat unitaire et pacifique contre le système politique mafieux, autoritaire et illégitime.

Devant l’entêtement de l’oligarchie au pouvoir en place à imposer un cinquième mandat au président impotent, Abdelaziz Bouteflika, le peuple algérien est sorti avec une voix unie pour barrer la route à la machine de la fraude, perçue comme une ultime atteinte à la dignité du peuple, digne héritier des combattants du mouvement libérateur de novembre 1954.

Le 22 février 2019 constitue un tournant de l’histoire du peuple algérien. Il est le point de bascule qui a permis le réveil de la conscience collective réclamant une rupture totale avec le système en place dans une ambiance pacifique et unitaire à travers les 48 wilayas et les différents pays dans le monde, sous le slogan populaire  » Yetnahaw Gaɛ. »

Devant la pression populaire de plus en plus grandissante, le candidat-président Bouteflika a renoncé au 5e mandat ; ses vizirs ainsi que son entourage immédiat se sont vu catapulter par leur protecteur d’hier pour tenter d’acheter la paix et permettre assurément au système de se régénérer.

Les tenants du pouvoirs actuels, ne perdent pas espoir de garder le pouvoir après le départ des Bouteflikas pour instaurer un autre système à travers sa feuille de route qu’il tente d’imposer au peuple en usant de menace et de chantage. Certains détenus d’opinion injustement incarcérés serviront selon les stratèges machiavéliques à forcer le mouvement populaire à une capitulation négociée. La mascarade électorale à laquelle appelle le pouvoir est perçue par le peuple comme une plaisanterie triviale.

Ce qui semblait être au début de simples manifestations contre un 5ème mandat, s’est transformé face à l’entêtement du pouvoir en place, en une véritable révolution populaire pacifique réclamant la rupture totale avec un système politique manipulateur et corrompu, et l’évolution vers une nouvelle république démocratique.

Le peuple algérien s’est révolté contre le système, par la joie et le sourire, éblouissant ainsi le monde entier par ce pacifisme et par cette unité dans la diversité culturelle dans le plus grand pays d’Afrique et par la solidarité de tous les patriotes à travers le monde, ce qui lui a value le nom de révolution du sourire.

Depuis le début de cette révolution du sourire, l’irruption du peuple en politique a fait perdre l’équilibre aux tenants du pouvoir. La gestion militarisée réservée à ce mouvement pacifique, en menaçant quiconque s’oppose à la feuille de route du pouvoir en place, sont perçues par tous les observateurs nationaux et internationaux comme illégales, arbitraires et disproportionnées, et renseigne à plus d’un titre sur l’incapacité de ce régime à imaginer une solution négociée à la revendication de tout un peule qui a décidé de prendre son destin en main.

La chute de ce système, pour le salut de la nation, est non négociable. Le peuple ne lâchera pas prise avant de recouvrer tous ses pouvoirs pour la construction d’une vraie République démocratique. Système dégage!

La communauté algérienne à l’étranger n’est pas restée sans exprimer son attachement à la mère patrie. Elle est au rendez-vous notamment chaque dimanche pour apporter son soutien indéfectible à cette révolution à travers la traque des oligarques, en fuite à l’étranger avec leurs biens mal acquis, devant les instances judiciaires des pays d’accueil. Elle n’a pas manqué aussi d’alerter l’opinion internationale  sur notre refus d’ingérence et sur les dangers de la répression exercée lors des manifestations pacifiques et en dénonçant les emprisonnements arbitraires des manifestants. Cette communauté s’est sentie touchée au premier plan par la politique d’exclusion du système mafieux en place. La fuite à l’étranger est une conséquence directe du népotisme systémique et de la marginalisation systématique de la compétence insoumise. Le plus grand mépris à l’égard de la diaspora est constitutionnalisé en 2016 avec l’article 51 de la constitution qui viole le droit à l’égalité des algériens devant la loi.

La convergence pour le changement démocratique en Algérie (CCDA) est un regroupement d’Algériens résidents en Algérie et à l’étranger, impliqués directement et activement dans le mouvement populaire pour le changement de système en Algérie, et qui collabore avec des groupes de la société civile en Algérie.

Le but de la CCDA est de contribuer par tous les moyens légaux, sans affiliation partisane, à renforcer les revendications du peuple et s’engage à faire son cheval de bataille la fédération des forces opposées au système autour d’une charte commune, dont le but est de porter les principales aspirations du peuple.

Aujourd’hui, le peuple algérien est vigilant devant les manœuvres du pouvoir à faire représenter le mouvement populaire  par sa clientèle traditionnelle dans un simulacre de dialogue qui n’a d’autres desseins que d’imposer sa feuille de route.

Le processus du dialogue doit d’abord s’amorcer entre tous les différents acteurs de la société civile avant d’envisager une quelconque négociation avec les tenants du pouvoir, dans un souci d’intérêt suprême de la nation et de sauvegarde de la démocratie.

UNITE – EGALITE – DIGNITE

POUR UNE ALGERIE LIBRE ET DEMOCRATIQUE

GLOIRE A NOS MARTYRES

 

 

Signataires :

Lachemi Belhocine, Avocat, Fribourg Suisse.

Nasser Bensefia, Infirmier – Montréal, Canada

Karima Aïnenas, Géologue, Montréal, Canada

Kamel Moktefi, Toxicologue, Montréal, Canada

Rym Bourezak, Maitre-assistante en Chirurgie Cardiovasculaire, Alger, Algérie

Bachir Djillali, Médecin vétérinaire, Ottawa, Canada

Amine Biri, Technicien en retraitement des dispositifs médicaux,  Paris, France

Chafik Ben Guesmia, Journaliste & Vice President de ASF, Dallas, Texas USA.

Assia Guechoud, Naturopathe en Alsace France.

Rekibi Youcef, Anesthésiste, Suisse.

Hafid Madouni, Économiste, Espagne.

Dalila Abdet, Publiciste, Grande Bretagne.

Sana Adrar, Chef de Projets Industrie, New Jersey, USA.

Driss Merabtene, Responsable Marketing Digital, New York, USA.

Reza Guemmar, Ingénieur informatique, Paris.

Toufik Said, Ingénieur Informatique, Berne Suisse.

Nordine Muhend Said, Anesthésiste, Riaz, Suisse.

Kamel Hamdi Pacha, Instituteur, Aurau Suisse.

Lamine Foura, Ingénieur et Journaliste, Montréal, Canada.

Boualem Djouhri, Gérant Sarl AT2E, Alger, Algérie.

Naima Chalal, Adjointe administrative, Montréal, Canada.

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