Le recrutement  des agents et travailleurs de la nouvelle aérogare de l’aéroport international d’Alger risque de nourrir dans les jours à venir un énorme scandale. Plus de 120 personnes auraient été recrutés de manière très complaisante, à savoir en se basant sur des critères de favoritisme justifiés par des liens de parenté avec les hauts responsables de la Société de Gestion des Services et Infrastructures Aéroportuaires d’Alger (SGSIA), et à leur tête le premier responsable de cette institution stratégique, le directeur général Tahar Allèche. 

Au sein de la SGSIA, ces recrutements de complaisance ont suscité un énorme tollé et une vive polémique. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer un scandale de favoritisme sans précédent. Les services de sécurité ont été alertés par des lanceurs d’alerte à propos de ces pratiques scandaleuses. Et le dossier a atterrit sur le bureau du gouvernement.

Nourredine Bedoui, le Premier ministre, prend le dossier en main et ordonne la mise en place d’une commission d’enquête qui doit se déplacer dans les jours à venir au niveau de l’aéroport d’Alger pour élucider les circonstances dans lesquelles ces recrutements ont été décidés et adoptés.

Cette affaire vient assombrir encore l’atmosphère qui règne sur la nouvelle aérogare de l’aéroport d’Alger qui fait l’objet d’une véritable controverse depuis son ouverture au grand public le début du mois de mai dernier. Les carences terribles au niveau des équipements et l’incommodité étonnante de ce nouveau terminal ont suscité de nombreuses interrogations. L’Algérie avait dépensé depuis 2014, date des lancements des travaux de construction de cette nouvelle aérogare, près de 800 millions de dollars pour finalement… un résultat catastrophique.

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