Des arrestations en masse ont été perpétrées dans les rangs de l’armée algérienne ces dernières semaines, a-t-on appris de sources sûres. Des officiers supérieurs, des hauts gradés qui ont été incarcérés à la prison militaire de Blida pour leur implication dans diverses affaires. 

Selon nos investigations, au moins 120 officiers militaires ont été interpellés et traduits en toute discrétion devant le tribunal militaire de Blida. Certains de ces militaires sont impliqués directement ou indirectement dans la tentative  de destitution d’Ahmed Gaid Salah, le chef d’Etat-Major de l’ANP, un plan dessiné et orchestré par Said Bouteflika et le général Toufik, emprisonnés eux-aussi depuis le 4 mai dernier. Les enquêtes menées, et toujours en cours, à propos de cette tentative de décapitation de l’Etat-Major de l’ANP dans le but d’empêcher la mise en application de l’article 102 pour la destitution d’Abdelaziz Bouteflika, ont conduit à l’arrestation de plusieurs dizaines de hauts gradés à l’image du commandant Tarek Amirat, l’ex-premier coordinateur des services secrets algériens à l’ambassade d’Algérie en France.

Mais, force est de constater, que plusieurs officiers militaires ont été arrêtés dans le cadre des enquêtes sur des faits de corruption. Preuve en est, un énorme scandale a éclaté récemment, à savoir au cours du mois de juillet et août, au sein de la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA), a-t-on appris au cours de nos investigations. Pas moins de 17 officiers supérieurs dont des colonels, des commandants ou des lieutenants de ce corps sécuritaire stratégique ont été suspendus et emprisonnés à cause de leur participation à un réseau de chantage qui exerçait des pressions et des menaces à l’encontre de plusieurs hommes d’affaires ou hauts commis de l’Etat pour leur soutirer des pots-de-vin en contrepartie d’une protection et « impunité » offerte sur un plateau d’argent.

Il faut savoir que la DCSA était l’organisme chargé par le haut commandement militaire de l’ANP de diriger les enquêtes sur la corruption et les affaires controversées des personnalités du clan présidentiel des Bouteflika. Ce scandale a donc ébranlé l’institution la plus influente de l’institution militaire algérienne. Mais ces accusations de corruption sont-elles, pour autant, totalement fondées ? Difficile de répondre à ces questions à cause de l’opacité totale avec laquelle est gérée la justice militaire en Algérie. Plusieurs sources ont assuré à Algérie Part que cette purge obéit à des considérations politiques entrant dans le cadre des règlements de compte orchestrés par un clan puissant qui veut déloger d’autres clans concurrents au sein de l’armée algérienne. Qui dit vrai ? Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra sur ce sujet avec de plus amples explications.

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