Tarek Kour, le président de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC), est en déplacement à Paris depuis lundi dernier, a-t-on appris de sources sûres. L’homme qui dirige le principal organe de lutte contre la corruption en Algérie a rejoint la capitale française depuis Annaba pour entamer les investigations et les pourpalers avec les autorités françaises concernant les biens et fortunes des oligarques algériens incarcérés ou poursuivis pour des faits de corruption en Algérie, a-t-on appris auprès de nos sources. 

Cette mission à Paris de Tarek Kour intervient à la suite de la sortie médiatique du ministre de la justice, Belkacem Zeghmati qui a promis de restaurer l’autorité de l’Etat à travers la lutte contre la corruption et la récupération des biens détournés. A la mi-août, Belkacem Zeghmati avait prévenu également que l’Etat algérien « dispose des mécanismes juridiques nécessaires pour récupérer les fonds détournés vers l’étranger ». Il avait rappelle aussi que l’ONU avait adopté en 2003 un instrument intitulé « Convention des Nations unies contre la corruption » pour venir en aide aux États qui peinent à lutter seuls contre ce fléau et renforcer les domaines de coopération avec les autres États.

Le déplacement à Paris du premier responsable de l’organe de lutte contre la corruption en Algérie intervient aussi au moment où le législateur français a adopté une nouvelle loi novatrice sur la restitution des avoirs issus de la corruption transnationale. Pour l’heure, nous ignorons encore l’agenda précis de Tarek Kour. Mais selon nos sources, il devra rester à Paris jusqu’à la fin de cette semaine avant de revenir au pays pour présenter les conclusions de ses échanges et rencontres en France.

Soulignons enfin que Tarek Kour (42 ans) qui avait rejoint le corps de magistrature en 2003, a exercé en tant que magistrat et juge d’instruction au niveau de plusieurs tribunaux, notamment à Khenchela Constantine. Il a été également conseiller à la Cour de Ouargla et magistrat au Centre d’études et de recherches juridiques et judiciaires.

L’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption qui est une autorité administrative indépendante, conformément à l’article 203 de la Constitution, est chargé notamment de « proposer et de contribuer à animer une politique globale de prévention de la corruption, consacrant les principes de l’Etat de droit et reflétant l’intégrité, la transparence ainsi que la responsabilité dans la gestion des biens et des deniers publics ».

Doté de moyens humains et matériels nécessaires à l’accomplissement de ses missions, l’Organe, qui garantit la formation adéquate et de haut niveau de ses personnels, peut dans le cadre des ses missions, demander aux administrations, institutions et organismes publics ou privés ou à toute personne physique ou morale de lui communiquer tout document ou information qu’il juge utile pour la détection des faits de corruption.

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