Plus de 700 travailleurs et salariés algériens ont été victimes de représailles notamment de licenciements après leur participation aux manifestations populaires du vendredi ou à des actions de protestation politique contre les symboles du pouvoir algérien. C’est la Confédération syndicale des forces productives (COSYFOP) qui vient de révéler ce chiffre effarent tout en tirant la sonnette d’alarme. 

« Un grand nombre de travailleurs participant au mouvement populaire pour la démocratie, subissent une pression terrible de la part de l’administration et des institutions publiques, par le licenciement de pas moins de 700 militants activant au sein du mouvement populaire revendiquant le changement », explique ainsi la COSYFOP dans un communiqué parvenu à Algérie Part.

La même organisation syndicale craint également des « prélèvements sur les salaires de plus d’un million de travailleurs algériens, qui ont pris part aux trois grèves pour la démocratie lancées par la Confédération Syndicales des Forces Productives en mars, avril et mai ».

« Nous avons reçu des lettres de milliers de travailleurs de tous les secteurs qui ont été sanctionnés, pour avoir brandi le drapeau national sur leur lieu de travail, ou pour leurs activités de soutien du mouvement populaire, leur participation à des réunions, leur lutte pour le départ de la bande, ce qui constitue une violation flagrante des droits des travailleurs », déplore la même organisation qui regroupe plusieurs syndicats adhérents du secteur économique ainsi que la Fonction publique. Des syndicats qui regroupent des travailleurs du secteur de l’énergie, à savoir ceux de Sonelgaz, Sonatrach et Naftal, ceux de la santé, dont, entre autres, les médecins résidents et les adhérents de la Fédération nationale des travailleurs de la santé.

« Ces attaques de vengeance contre les travailleurs algériens démontrent qu’il n’y a pas d’intention de faire aboutir les revendications du mouvement populaire, pis encore, tous ceux qui ont participé à ce mouvement subiront des attaques de vengeance, si nous nous arrêtons et laissons ce système se réorganiser », prévient en dernier lieu la COSYFOP.

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