En Algérie, l’argent et le pouvoir font bon ménage. Et lorsqu’un haut responsable ou dirigeant perd ses privilèges, il se retrouve rapidement boudé par les gens qui le choyaient pendant des années. C’est ce que vient d’apprendre à son détriment le général Ghali Belkecir, l’ex-commandant de la gendarmerie nationale, dont le mariage de sa fille a été tout bonnement annulé à la suite de son limogeage de son poste. 

Prévu au cours de ce mois d’août, le mariage d’Ines Belkecir, la fille du général Ghali Belkecir, et heureuse bénéficiaire de tout un arsenal de favoritisme pour sortir gagnante du concours de notariat organisé par le ministère de la Justice au début de cette année, a été annulé alors que trois fêtes grandioses étaient prévues à Alger, Mostaganem et Oran. En effet, la fille du général Belkecir devait épouser le fils de la richissime famille HAFSI, originaire d’Alger, et propriétaire de plusieurs affaires prospères notamment dans la promotion immobilière. Une première cérémonie de mariage était prévue au Hilton d’Alger.

Les deux familles prévoyaient également une autre fête à l’hôtel Sheraton d’Oran et une troisième fête devait être organisée à l’hôtel AZ de Mostaganem. Les Belkecir et les Hafsi allaient dépenser une véritable fortune pour célébrer l’union de leurs enfants. Mais contrairement aux attentes des uns et des autres, Ghali Belkecir est limogé le 24 juillet de son poste après avoir survécu à la vague de changements opérés au sein de l’armée à l’occasion du 5 juillet, fête de l’indépendance.

L’homme fort de la gendarmerie nationale, et l’un des symboles les plus vermoulus du régime algérien, est donc bel et bien tombé. Son nom est cité en long et en large dans les enquêtes ouvertes sur Tayeb Louh, l’ex-ministre de la Justice, qui est impliqué dans plusieurs affaires de corruption. Ejecté du pouvoir, sali par de graves accusations, et bientôt poursuivi par de potentielles poursuites judiciaires, la famille Hafsi préfère annuler ce mariage encombrant et prend rapidement ses distances.

La fête fastueuse est annulée et le rêve de la fille du général Belkecir tombe à l’eau. Comme quoi, les mariages d’intérêt finissent toujours mal en Algérie. Et là encore, le général Ghali Belkecir s’est trompé dans ses calculs politiciens…

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