L’inspecteur général du ministère de la Justice, Benabdallah Mohamed Ben Lakhdar, a été présent à Annaba pour représenter le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, lors de l’installation des nouveaux procureur général et président de la Cour d’Annaba.

Le jeudi 8 août, le chef d’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah (dont le mandat a été prolongé par le Conseil Constitutionnel), a procédé à un large mouvement dans le corps de la justice. Un mouvement qui a touché 35 présidents de Cours et 32 procureurs généraux, dont ceux de Annaba. Ainsi, Filali Bensakrane a été nommé en tant que président de Cour d’Annaba en remplacement à Saâdoun Abdelkader, alors que Ghazali Kamel remplace Nahnouh Miloud au poste de procureur général d’Annaba.

Depuis le début de la campagne «main propre» aucun responsable ou homme d’affaire ne semble avoir été inquiété à Annaba, alors que de très nombreuses arrestations d’oligarques corrompus ont été opérées dans les autres wilayas. Seul le député et ex-ministre du transport et des travaux publics, Boudjemâa Talaï, semble faire l’objet d’une enquête judiciaire. M. Talaï a renoncé à son immunité parlementaire, il y a près d’un mois, mais n’a toujours pas été entendu par le juge instructeur auprès de la Cour suprême.

Par ailleurs, depuis le début du Hirak, les marcheurs d’Annaba, comme ceux des nombreuses wilayas réclament la tête du député et richissime homme d’affaires, Tliba Baha Eddine, considéré par les manifestants comme l’un des symboles de la corruption et l’un des membres de la «Îssaba». La venue du nouveau procureur, sonnera-t-elle le glas de celui qui avait la réputation de nommer et «dégommer» les responsables de l’exécutif local ?

 

Par B. Mustapha

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