C »est un secteur qui a été complètement oublié, ou épargné, par les enquêtes sur la corruption. Et pourtant, ce secteur est névralgique et engage la vie des Algériens. En effet, le secteur de la santé en Algérie avait subi de plein fouet les effets néfastes des pratiques de la corruption. Et les scandales sont légion. 

Dans ses précédentes, Algérie Part avait tiré la sonnette d’alarme en rapportant plusieurs dossiers troublants démontrant que des dilapidations de deniers publics se produisaient à grande échelle dans notre pays. A titre d’exemple, nous avons été le seul média qui s’est lancée dans une enquête profonde concernant le dernier avenant de la Caisse Nationale de l’Assurance Santé (CNAS).
Le prix de remboursement du stent coronaire actif fixé à 120000,00 DA l’unité. Ce qui constitue en soi un vrai scandale car nos investigations ont prouvé que ce prix ne doit en aucun cas dépasser les 40000,00 DA. A titre d’exemple, en Allemagne les hôpitaux achètent ce dispositif à 140 euros. Cette grave décision a été réellement prise au sein des institutions de l’ETAT. Selon nos informations, la CNAS va obliger les cliniques conventionnées à n’utiliser  que les marques distribuées par les opérateurs privilégiés qui occupent des positions monopolistiques et/ou dominantes. Une attitude dangereuse qui pénalise terriblement les patients algériens et menace le fonctionnement du secteur de la santé.
Plusieurs autres scandales méritent rapidement l’attention les services de sécurité. A titre d’exemple,  plus de 4 millions de dialyseurs capillaires ont été importés récemment en Algérie en produits finis et stériles. Comment font-ils pour traverser la barrière douanière puisqu’ils sont interdits à l’importation ( JO 2008 & JO 2015) ? Comment font -ils cela sans le Programme Prévisionnels d’Importation( PPI) annuel correspondant qui ne peut pas être délivré par la direction de la pharmacie au sein du ministère de la santé en conformité avec les JO 2008&2015? Sans le PPI correspondant valide, aucun dispositif médical importé en produit FINI ne peut être dédouané sauf s’il est faussement déclaré en tant q’un INTRANT.
En vérité, c’est tout le fonctionnement scélérat de notre système de santé qui mérite de profondes investigations de la justice afin que les responsables du grand gâchis sanitaire soient jugés et arrêtés. Des millions d’algériens sont privés de soins dignes de ce nom en dépit des milliards injectés par l’Etat dans un système détournée par des élites corrompus de sa vocation.
Et redresser cette situation, il faudrait s’intéresser rapidement à l’Agence Nationale des Produits pharmaceutiques (ANPP) qui avait été lancée à la hâte en 2016. Un lancement hâtif et mal-organisé qui avait causé beaucoup de préjudices à de nombreux opérateurs pharmaceutiques algériens.
Effectivement, force est de constater que l’ANPP pratique une grande confusion entre deux procédure différentes :
–  Homologation : procédure complexe, longue et coûteuse. Elle  se fait dans le pays d’origine
– Enregistrement  : procédure simple et rapide . Elle se fait dans les autres pays
Nous avons constaté enfin que les dates des RDV de dépôt  de dossiers sont très éloignées à cause du…  manque de personnel ! A titre d’exemple, les dossiers des dispositifs médicaux sont traités par une seule pharmacienne ! Les agences des médicaments dans les pays voisins emploient plusieurs centaines personnes par agence . En Algérie, le nombre est limités à quelques dizaines. Cherchez l’erreur…

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