Dés le début du mois de février dernier, les plus grandes entreprises chinoises présentes en Algérie ont été instruites par les autorités de l’ambassade de Chine en Algérie de  geler leurs principales activités et leurs rapports avec les symboles du régime algérien, a-t-on appris de sources sûres. 

Ces instructions ont été appuyées par des directives communiquées par les services secrets chinois, certifient nos sources, qui avaient prévu dans leurs rapports de conjoncture que la situation en Algérie va rapidement dégénérer politiquement en raison de la candidature de Bouteflika pour un 5e mandat consécutif. Partant de ces données, les plus grandes entreprises chinoises ont gelé leurs projets stratégiques en Algérie à l’image du futur grand port de Hamdania à Cherchell ou le complexe de phosphate de la région de Bled El Hadba à Tébessa, qualifié en 2018 par les autorités algériennes du “plus important projet industriel lancé en Algérie depuis près de dix ans”.

Pour rappel, à la fin de l’année 2018, la compagnie algérienne des hydrocarbures, Sonatrach et la société chinoise, CITIC Construction, ont signé un accord pour lancer ce projet. Les chinois ont gelé leur participation en raison de ces rapports alarmants de leurs services sur la situation politique algérienne. Des rapports qui avaient visé juste puisque finalement le régime Bouteflika sera renversé par un mouvement de colère populaire  sans précédent qui a débuté le 22 février dernier.

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