Quand on regarde les mauvaises affaires de Sonatrach sous le règne de l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, on doit tout d’abord revérifier du coté de l’Egypte de Hosni Moubarek. Ici, les liaisons établies et évoluant de 2000 à 2010, si elles étaient de véritables quiproquos, prêtaient à équivoque.
On se rappelle déjà… Les échos washingtoniens  sur le fils du président égyptien, ne  manquaient pas  genre  de  coursier médiocre recevant de l’argent d’une entité algérienne “inconnue” pour faire, en notre nom, du lobbying auprès de Lockheed Martin .
Or , derrière le fils de Hosni Moubarak, il y  avait, aussi, l’amie de Chakib Khelil : une  inconnue dénommée  Sarah présentée en “actrice” franco-algérienne, installée en Egypte depuis 2007 ayant reçu un « cadeau » de 4 millions de dollars payés par les contribuables algériens. La justice égyptienne qui la lie à un compte de Khelil, lui colle une accusation de blanchiment d’argent.
Et il n’y avait pas que le fils de Hosni Moubarak , puisque la bêtise avait, tout le temps ,  constitué l’élément de succès en Algérie. Dans  ce sens,  il faut juste revenir aux agissements d’ une autre flopée d’incultes  ayant humilié  le pays  avec d’autres énergumènes, depuis des années. Les documents des firmes lobbyistes du ministère américain de la justice, démontrent qu’en 1993-94-95-96 et 97, l’ambassade d’Algérie à Washington payait un jordanien (en même temps ambassadeur de la Ligue Arabe), pour nous redorer la facette … talmi3a wajh al jazair (تلميع وجه الجزائر).
On appelle cela la valse des humiliations “inferiorisantes” ayant débuté avec la première licence algérienne de téléphonie mobile. Elles ne s’arrêtaient  pas là , mais parties  tenir garnison dans le ciment algérien vendu sans que nous le savions à Lafarge et, enfin, atterrir dans la joint-venture Sonatrach-Orascom d’Arzew …
Et c’est ce Chakib Khalil qui assumait le rôle de chef d’orchestre en jouant le compensateur du reflux égyptien, par la dynamisation de la bourse du Caire. Yes ! this is the game … On avait cru à un ministre ayant une certaine expertise et qui pouvait la mettre au service de son vrai pays, expertise rappelons nous de cela, même s’il était le plus marginalisé parmi ses semblables de la Banque mondiale. Hélas, le désenchantement viendra par la suite.
Les chouhadas comme la révolution, ne valaient rien pour ce Monsieur. Le voila débarquer en patriote algérien, le 6 décembre 2009 d’une felouque du Nil pour créer une sordide compagnie Algéro-égyptienne appelée Séléné.
“Business as usual” or “Robbery as usual”. Ceci se passait le 6 décembre 2009 faut-il le répéter, 17 jours après le match Algérie-Egypte du Soudan et 16 jours après que Hosni Moubarek ait convoqué son haut comité de sécurité, comme pour nous lancer un message de guerre.
Nous le savions, Chakib Khalil ne représentait pas les États-Unis, mais l’Egypte via les Etats-Unis. Six mois après, soit le 29 mai 2010 cet émule de Hosni Moubarek s’est vu montrer à Alger la porte de sortie…  subitement c’est l’alerte générale  dans les chaumières de la corruption cairotes et algéroises …  Mais Que faire ?
Un mois de chuchotement pour chercher comment continuer à sucer l’argent de Sonatrcah et voila Hosni forçant tous les barrages et atterrissant le 4 juillet 2010 à Alger, sous prétexte de présenter Ouajeb Al Aza (le devoir de condoléances) à Abdelaziz Bouteflika. Chakib Khelil, ayant senti son départ, vagabonda un peu partout pour sceller toutes les brèches.
L’ex- ministre de l’énergie ne pouvait jamais avoir le courage de se comporter en héritier de l’Etat, s’il n’avait pas un soutien dans l’appareil  présidentiel  sécuritaire, fiscal et douanier … Au début de 2000, il récupéra l’argent de Sonatrach à la suite de la cessation des actions dans l’américaine Duke Energy-Halliburton .
Il dépose le tout chez un voyou à Abou Dhabi qui crée pour la circonstance Rayan Investment grâce à l’argent des pauvres de Hassi R’mel. Duke et Sonatrach épaulée par sa chambre à échos Sonatrading de La Hollande, se livraient la bagarre, c’est-à-dire en janvier 2001 devant un tribunal d’arbitrage Londonien.
Chakib prit le titre du Ministre le plus aguerri de l’OPEP, mais en double jeu, maîtrisant les quatre langues de la planète. “He is making fun of us” (il rit de nous), disait les partenaires américains de l’Algérie en voyant leur interlocuteur faire le jeu de ce que la Bourse appelle la dictature de l’OPEP …. Une plaisanterie tout compte fait, il arrive, quand même, à les servir.
En vérité, c’est en bon adjudicateur, que ce personnage-exception parmi les Algériens de l’Amérique du Nord eut saisi les opportunités, grâce au pétrole Algérien, afin consolider sa position personnelle dans le cercle Washingtonien …. Lui qui n’a pas quitté la petite tente moyen-orientale des Etats-Unis, avant de devenir ministre de Bouteflika.
Ce même pétrole algérien eut aussi contribué à la promotion sociale de sa conjointe Najat devenue représentante de la femme arabe et dont la mission est de civiliser à la new-yorkaise, les épouses des ambassadeurs du GOLF nouvellement débarquées.
Fidèle à son Egypte, bien entendu son portefeuille de secours, le ministre “algérien” a fait des pieds et des mains pour bloquer Rabrab et laisser un dangereux partenaire entrer dans la bergerie du complexe d’Arzew afin de lui apprendre comment on fabrique l’Urée.
Ce même partenaire qui a fait tourner l’ex-ministre des finances,Karim Djoudi en ridicule, a bien appris chez nous et arrive aujourd’hui, à construire dans l’Etat agricole de l’IOwa (USA), une usine de fabrication d’Urée dans le Lee County à l’Ouest de Chicago.
Les propriétaires d’Orascom n’étaient pas les seuls amis de Chakib … Ça pilule à Abou dhabi, le Caire et Beyrouth là où Saradar Bank détient toujours les “capitaux“ de Farid Bejaoui .
Aux Usa, Orascom notre créature,  devance déjà Alger celle qui rêva de vendre ce fertilisant aux américains…
En somme l »Egypte qui nous pillait, était  tout un processus de traitres  …  et  c’est en 2007 que Chakib commença à filer du mauvais coton en lançant son programme visant à laisser carrément l’espace à ses amis et associés égyptiens. Disons plutôt en 2005, le jeu des méthaniers fut amorcé.
Le 04 avril 2005, le tanker Lala Fatma N’soumer arrive en Louisiane. L’acheteur est BG LNG alors que Sonatrach était le vendeur. Le 15 avril, ce n’est pas une cargaison algérienne mais ”Égyptienne” qui arrive pour la première fois en Louisiane, BG LNG USA est l’acheteur et BGGM ( British Group Egypte)  est le vendeur.
Revoilà une cargaison algérienne qui arrive le 27 avril 2005 en Louisiane avec encore BGLNG comme acheteur et Sonatrach comme vendeur. Une petite accalmie et revoilà une cargaison algérienne de GNL arriver en Louisiane le 15 Juillet 2005, suivie par une autre cargaison égyptienne le 24 juillet toujours avec l’acheteur BG LNG.
Au mois d’Aout 2005 Chakib Khalil donne congé aux Tankers de Sonatrach à l’exception du voyage du bateau Lala Fatma Nsoumer qui arrive en Louisiane le 18 aout 2005.
Mais d’où vient ce gaz   ? L’Egypte fonce le 5 et 11 Aout avec deux cargaisons vers la Louisiane pour le compte de BGLNG. Deux autres cargaisons égyptiennes de GNL arrivent pour le compte de BGLNG vers le terminal de la Géorgie le 12 et le 27 Août, mais le vendeur est cette fois ci : la compagnie égyptienne Damietta. Au cours des mois Juillet et AOUT, deux tankers Algeriens Ben Mhidi et Chihani  étaient signalés du cote du port de Damiettea !
Jusqu’a ce jours les interrogations sur le rôle de Sonatrach dans une connexion bizarre  dénommée Fenosa l’espagnole, Damietta et Eni l’Italienne, n’ont pas trouvé des réponses . Le 2-6- 2014 et 26- 09-2005 des tankers transportant du GNL Egyptien occupent carrément les terminaux américains.
Par Larbi Zouamia, Universitaire, blogger et analyste

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