Jusqu’à maintenant, plusieurs Walis algériens ont été auditionnés par la justice et les services de sécurité dans le cadre ses enquêtes menées sur des affaires de corruption. Il s’agit des Walis de Saida, El-Bayadh ou les anciens Walis de Tipaza et d’Alger comme Abdelkader Zoukh. Tous ces Walis ont joué un rôle controversés dans des scandales de dilapidation de deniers publics et de privilèges illégaux accordés à des oligarques proches du cercle de Said Bouteflika. 

Cependant, force est de constater que certains autres Walis ont été épargnés ou oubliés par les enquêteurs et les juges. A ce titre, on peut citer l’actuel Wali de M’sila, Brahim Ouchene, l’ex-wali délégué de Zeralda, qui est largement cité dans plusieurs affaires scabreuses, a-t-on constaté au cours de nos investigations. Ce wali avait succédé en janvier 2019 à Meguedad Hadj qui avait été limogé  deux semaines après la chute du jeune Ayache dans un puits artésien dans cette wilaya, dont la mort a provoqué une vive polémique à travers le pays.

Malheureusement, Brahim Ouchene n’a nullement ramené le calme ou la sérénité à M’sila, l’une des régions les plus pauvres et déshéritées de tout le pays. Et pour cause, ce Wali est l’un des pions du clan présidentiel de Said Bouteflika. Un pion affairiste qui a conclu de nombreuses transactions immobilières au nom de sa femme. Il s’agit, effectivement, de plusieurs appartements luxueux qui auraient été acquis par ce Wali à Chéraga et d’autres quartiers résidentiels de la capitale Alger lorsqu’il présidait aux destinées de la daira de Zéralda, une circonscription administrative stratégique de l’Etat algérien.

Et à M’sila, ce Wali a poursuivi ses besognes bloquant ainsi de nombreux projets socio-économiques et menaçant plusieurs entrepreneurs animés de bonne foi, mais qui refusent de marcher dans ses combines mafieuses. Aujourd’hui, avec le hirak qui bat son plein, à M’sila, les manifestants réclament sa « tête » et lancent un appel à la justice. Va-t-elle leur répondre favorablement ?

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