Slimane Brahimi  a été limogé de son poste de ministre de la Justice à la suite d’un rapport accablant qui été établi par l’ancien Procureur de la Cour d’Alger, Belkacem Zeghmati. Ce dernier avait transmis tout un rapport détaillé sur les pressions qu’il subissait de la part de Slimane Brahimi, son supérieur hiérarchique, pour ralentir les enquêtes et mesures judiciaires dans certains dossiers ciblant d’anciens hauts responsables du régime Bouteflika, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. 

 

Las de ces pressions,  l’ancien procureur de la Cour d’Alger a saisi directement les services du ministère de la Défense Nationale et le Président par intérim de l’Etat, Abdelkader Bensalah. Les deux autorités décident, par la suite, d’un commun accord de procéder au remplacement de l’encombrant Slimane Brahimi. Ce dernier, confirment nos sources, a tenté de persuader Zeghmati de ne pas inculper rapidement ou brutalement certains anciens décideurs influents comme Tayeb Louh, l’ex-ministre de la Justice et mentor de Slimane Brahimi. Belkacem Zeghmati avait, effectivement, entamé les investigations judiciaires à l’encontre de plusieurs anciens hauts responsables du ministère de la Justice impliqués dans des affaires de corruption et ayant touché des pots-de-vin de la part de plusieurs oligarques emprisonnés à El-Harrach depuis la chute du clan présidentiel des Bouteflika.

 

Finalement, à la suite de son rapport de dénonciation, les autorités algériennes ont décidé de confier le ministère de la Justice à Belkacem Zoghmati qui devient ainsi le maître absolu de la situation en Algérie. Et plus personne ne pourra, désormais, interférer dans ses délicats dossiers.

 

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