Cette semaine, Nourredine Bedoui, l’actuel Premier-ministre, devait être limogé de son poste et remplacé par un technocrate apolitique dans le but de satisfaire les premières revendications du Hirak. Une démarche à travers laquelle Abdelkader Bensalah entendait démontrer sa sincérité dans ce processus de dialogue entamé avec les personnalités membres du panel composé par le forum du changement de la société civile. 

Et même le remplaçant de Nourredine Bedoui a été trouvé. Il s’agit de Tidjani Hassan Haddam, l’ancien DG de la Caisse nationale des assurances sociales (Cnas) et l’actuel ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Ce technocrate avait été sélectionné pour son parcours apolitique et son indépendance des partis politiques. L’idée consistait à confier le gouvernement à un manager qui n’a aucune obédience politique et méconnu, de surcroît, auprès de l’opinion publique afin calmer la colère populaire dont faisait l’objet Nourredine Bedoui, l’un des symboles du régime de Bouteflika et l’un des dirigeants les plus honnis par les Algériens.

Ce plan devait être annoncé cette semaine, certifient nos sources bien introduites au sein du sérail. Mais, à la dernière minute, cette piste a été abandonnée en raison des blocages constatés dans le processus de dialogue avec les personnalités nationales et représentants de la société civile. Des blocages survenus à la suite du discours violent de Gaid Salah, le patron de l’institution militaire, lequel avait refusé toute condition posée comme « préalable » au dialogue avec le régime. Et c’est ainsi que Nourredine Bedoui a été maintenu dans ses fonctions au grand dam du mouvement populaire algérien qui devra rester encore mobilisé chaque vendredi jusqu’à la satisfaction de ses revendications.

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