Coup de tonnerre ce mercredi. L’actuel ministre de la Justice Slimane Brahimi a été limogé de son poste au gouvernement, a annoncé officiellement la télévision étatique l’ENTV. C’est Belkacem Zoghmati, le procureur général de la Cour d’Alger qui le remplace dans ses fonctions, a précisé encore l’ENTV. 

Mais quelles sont les origines de ce limogeage brusque et surprenant ? D’après nos sources, Slimane Brahimi a été « dégagé » à la suite de l’enquête menée sur l’implication de Tayeb Louh dans plusieurs affaires de corruption et le limogeage du général Ghali Belkecir, l’ex-patron de la gendarmerie algérienne.  Slimane Brahimi est soupçonné d’avoir tenté de protéger son ex-mentor Tayeb Louh et d’agir dans les intérêts du général Ghali Belkecir, signent et persistent nos sources d’après lesquelles les autorités suprêmes du pays ont été contraintes de le limoger pour ne pas entraver l’enquête sur les liaisons mafieuses de Louh et Belkecir.

Pour rappel, Algérie Part avait révélé récemment comment Slimane Brahmi était une simple « marionnette » entre les mains du commandant de la gendarmerie nationale, le général Ghali Belkecir.  Slimane Brahmi vouait effectivement une allégeance à la famille Belkecir. C’est bel et bien madame Fatiha Boukhers, la femme du général Belkecir et présidente de la Cour de Tipaza, qui avait désigné le fils de Slimane Brahmi comme président du tribunal de Tipaza alors que ce dernier n’était qu’un simple juge d’instruction au tribunal de Koléa. Sans jouir d’une grande expérience ni de mérite professionnel, le fils de Slimane Brahmi, fraîchement diplômé, se retrouve propulsé par les Belkecir à la tête d’un tribunal sensible et stratégique en Algérie.

Et pour leur renvoyer l’ascenseur, le nouveau ministre de la Justice a camouflé toutes les plaintes et dossiers compromettants à l’égard de la femme du commandant de la gendarmerie nationale. Pis encore, Slimane Brahmi consulte régulièrement le controversé Ghali Belkecir dans ses décisions et mesures les plus importantes de son secteur. Une obséquiosité dangereuse qui menace directement l’accomplissement de l’indépendance de la justice algérienne, l’une des revendications essentielles du mouvement populaire porté par des millions d’algériens dans les rues chaque vendredi.

Soulignons enfin que Slimane Brahimi était également l’un des plus fidèles collaborateurs de Tayeb Louh. Il lui doit toute son ascension et c’est Tayeb Louh qui l’a nommé Conseiller auprès la Cour Suprême entre 2014 et 2019. Grâce à Tayeb Louh, Slimane Brahimi était également l’ex-Président de la Cour d’Alger entre 2011 et 2014. Il avait également présidé plusieurs cours de justice stratégiques comme Boumerdés, Blida ou Sétif.

LAISSER UN COMMENTAIRE