Le pouvoir algérien s’apprête cette semaine à faire un pas en avant pour démontrer sa sincérité dans ce processus de dialogue qu’il souhaite amorcer avec les représentants de la société civile et la classe politique. Et pour ce faire, cette semaine la justice sera instruite de libérer de nombreux détenus d’opinion qui croupissent dans plusieurs prisons à travers le pays. Il s’agit des détenus placés sous mandat de dépôt après avoir interpellé par les services de sécurité pour avoir brandi des drapeaux amazighs. 

Hier, dimanche deux porteurs de drapeaux berbères ont été d’ores et déjà libérés à Chlef, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes. Et cette semaine, plusieurs manifestants enfermés depuis plusieurs semaines devront retrouver la liberté à Alger et d’autres villes du pays. Selon nos sources, le nombre des détenus d’opinion est évalué à près de 180 personnes emprisonnés à travers le pays.

D’après nos sources, la libération de tous ces détenus sera accélérée au cours de cette semaine. Le pouvoir algérien négociera, ensuite, la libération des détenus politiques comme le Moudjahid Lakhder Bouregaâ, Louisa Hanoune ou le général Ali Ghediri ex-candidat à l’élection présidentielle d’avril 2019, attestent nos sources. Mais, pour l’heure, aucun agenda n’a été fixé pour déterminer les dates de leur libération.

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