La victoire finale de la sélection algérienne de football à la CAN 2019 en Egypte devrait fournir en toute urgence l’opportunité de procéder à la suppression de l’article 51 de la constitution qui interdit aux Algériens binationaux de s’engager pour la Nation.

L’équipe nationale de football qui a remporté cette précieuse Coupe d’Afrique des Nation s’appuie sur un grand nombre de joueurs binationaux, des Algériens nés et formés en France, mais qui ont l’amour du pays dans les veines comme le talentueux capitaine des Verts Riyad Mahrez.

14 des joueurs de l’équipe nationale sont nés en France et la grande majorité est de nationalité française. « Au delà du sport nous avons beaucoup à donner à notre pays Nous demandons donc de manière irrévocable l’annulation de cet article 51 qui est l’article de la honte de l’ancien régime. L’Algérie appartient aux Algériens d’Algérie et du monde entier », a plaidé dans ce sens le président de l’Association Diaspora des Algériens Résidents à l’Etranger (DARE), Otman Douidi.

Cette revendication ne date pas d’aujourd’hui. Depuis l’adoption de cet article controversé lors de la révision constitutionnelle de 2016, la polémique n’a jamais cessé d’enfler. L’Algérie empêche ainsi ses talents nés à l’étranger d’occuper des fonctions politiques en raison de leur binationalité. Cet article de l’actuelle constitution stipule clairement que « la nationalité algérienne exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques ».

L’obstacle est énorme et des milliers de hauts cadres algériens très compétents et formés  dans les meilleures universités au monde sont, ainsi, privé de la possibilité de servir leur pays d’origine. Le patriotisme est remis en cause de manière radicale. « On veut nous faire oublier  les origines politiques de la guerre de libération, on veut nous faire oublier que le parti populaire algérien a été créé en 1936 à Nanterre,  on veut nous faire oublier l’Etoile Nord-Africaine, la Wilaya 7 et ses courageux militants et on veut nous faire oublier les morts du 17 octobre 1961 », s’était indigné en 2016 une pétition largement diffusée sur les réseaux sociaux.

 

« Cette fierté derrière le drapeau nationale ne peut être effacer par aucun article. Notre ascension démocratique est au niveau de notre ascension sportive, l’Algérien du peuple veut s’imposer plus que jamais et nous sommes tous unis derrière nos valeurs communes et notre histoire commune avec la France qui a qu’on le veuille ou non élevé des champions au plus niveau sportif en France pour le bonheur des supporters Africains Sénégalais, Marocains, Tunisiens et aujourd’hui les plus forts de cette CAN sont Algériens, Vive l’Algérie et vive la France ! », s’écrie enfin le président de l’association DARE. A lumière de cette victoire éclatante et joyeuse de l’Algérie à la CAN 2019, les manifestants algériens mobilisés chaque vendredi sur le terrain en faveur du changement radical du régime politique doivent tenir compte de l’importance de la suppression de l’article 51.

Des Mahez en politique, économie, sciences et technologies, il y en a énormément à l’étranger. Pourquoi saboter encore et toujours ses « cerveaux » ?

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