Tahkout, les frères Kouninef, Rebrab, Ali Haddad, Mourad Oulmi, Hacène Larbaoui, Ahmed Mazouz et les autres hommes d’affaires algériens sont tous en prison. Mais qu’adviendra-t-il de leurs entreprises et des employés ? Le gouvernement algérien vient  de promettre que toutes les mesures juridiques seront adoptées pour « sauvegarder coûte que coûte » les emplois. 

« Nous sommes en train de travailler au niveau du gouvernement pour dégager des solutions juridiques concernant ces entreprises et je peux vous assurer que l’outil de production et les postes d’emploi au niveau de ces entreprises seront sauvegardés coûte que coûte », a affirmé samedi à ce propos le ministre des Finances, Mohamed Loukal.

Selon lui, le gouvernement, qui ne pouvait pas rester passif à ce qui se passe sur la scène économique, a décidé de mettre en place un dispositif de sauvegarde pour prévenir les éventuelles turbulences susceptibles d’impacter l’emploi, la production et le climat des affaires en général en Algérie.

Le dispositif de sauvegarde est supervisé par un Comité intersectoriel ad hoc, placé auprès du ministère des Finances. Il est composé des membres du gouvernement et du gouverneur de la Banque d’Algérie, a-t-il rappelé, sans pour autant avancer plus de détails sur la nature des mesures qui seraient prises dans ce cadre.

Il est à noter enfin que plusieurs manifestations d’employés des entreprises appartenant aux oligarques algériens emprisonnés à El-Harrach ont été enregistrées à travers le pays. Des milliers de travailleurs sont inquiets pour leur avenir qui est plongé dans l’expectative au regard des perspectives sombres qui assombrissent les horizons de leurs entreprises.

 

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