Les algériens continuent de manifester dans les rues pour réclamer le changement démocratique et la construction d’un nouvel Etat moderne dans leur pays. Ni la répression policière, ni les menaces du haut commandement militaire de l’ANP ni encore moins les joies du football et des performances de l’équipe nationale à la CAN 2019 n’ont détourné les Algériens de leur combat pour le changement dans leur pays.

Preuve en est, à l’occasion du 21 vendredi, des milliers d’Algériens ont occupé les rues de la capitale Alger dés la fin de la prière du vendredi. Et pourtant, dés les premières heures de la matinée de ce vendredi, les forces de l’ordre ont déployé un dispositif sécuritaire inédit depuis le début des manifestations du mouvement populaire algérien, à savoir le 22 février dernier.

Les moyens les plus ingénieux ont été utilisés pour empêcher les Algériens de se rassembler sur les rues d’Alger-centre à l’image de l’huile de moteur à l’entrée d’une station de métro au centre d’Alger ! Par ailleurs, comme chaque vendredi, plusieurs barrages notamment de la gendarmerie ont été dressés sur les routes menant vers Alger. Lakhdaria. Boudouaou, Dar El Beida. Reghaia. Ces barrages ont provoqué d’énormes bouchons.

Avant midi, les forces de sécurité ont procédé à plusieurs arrestations à Alger-centre. Mais cela n’a pas découragé, pour autant, les manifestants algériens. « Le peuple veut la Coupe de la justice et de la liberté », ont scandé des manifestants qui ont brandi dit cette pancarte pour défier les policiers lesquels tentaient de confisquer toutes les banderoles hostiles au régime et pouvoir en place.

Ailleurs, dans les autres villes du pays, la répression a été naturellement moins forte. Et la mobilisation citoyenne toujours au rendez-vous. Depuis Oran, Bejaia, Constantine, Tizi Ouzou, Bouira, Tlemcen et les autres villes du pays, des milliers d’Algériens ont scandé des slogans ô combien significatifs :  « Dawla madania machi askaria » !

 

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