C’est une nouveauté. La direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA), un service de renseignement stratégique au sein de l’armée algérienne, s’est douté d’un service central de police judiciaire. Un Décret présidentiel n° 19-179 du 15 Chaoual 1440 correspondant au 18 juin 2019 portant création, missions et organisation d’un service central de police judiciaire de la sécurité de l’armée, a été publié officiellement dans les colonnes du dernier Journal Officiel. 

L’article 3 de ce décret précise clairement que « le service central de police judiciaire de la sécurité de l’armée est chargé de la recherche et de la constatation des infractions relevant de la compétence de la justice militaire et les infractions d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». L’article 5 du même décret stipule aussi que pour l’exécution des missions définies à l’article 3 ci-dessus, le service central de police judiciaire de la sécurité de l’armée dispose de structures de police judiciaire aux niveaux central, régional et local.

Cela démontre enfin que la DCSA dispose de pouvoirs élargis dans ses enquêtes sur les grosses affaires de corruption ayant ébranlé les structures de l’armée et toutes les autres institutions de l’Etat algérien. Force est de constater que la DCSA est devenue, depuis, la chute du clan présidentiel de Bouteflika le principal service de renseignement qui active sur le terrain pour identifier les ramifications de la corruption et les malversations impliquant les hauts responsables politiques. C’est, par exemple, la DCSA qui a procédé à l’arrestation de Said Bouteflika, le général Toufik et Tartag après avoir prouvé leur implication dans « un complot » visant à décapiter le haut commandement militaire de l’ANP afin de l’empêcher d’appliquer l’article 102 permettant la destitution d’Abdelaziz Bouteflika.

 

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