Le général Ghali Belkecir, patron de la gendarmerie nationale, est arrivé hier dimanche en fin de journée à Paris à l’aéroport d’Orly de Paris en provenance d’Alger à bord du vol 1006 d’Air Algérie. Le patron de la gendarmerie algérienne a été attendu, et ensuite accompagné, par deux voitures conduites par les membres du bureau militaire de l’ambassade d’Algérie à Paris. 
Ce déplacement parisien du général Belkecir  suscite de nombreuses interrogations surtout que des services de l’ambassade d’Algérie en France ont été avertis à la dernière minute de l’arrivée de ce haut gradé de l’armée algérienne. Le général Belkecir est considéré comme l’officier le plus corrompu et le plus dangereux du haut commandement militaire algérien. Il est cité et impliqué dans plusieurs scandales de corruption et il est également à l’origine de l’idée de l’interdiction des drapeaux amazighs lors des manifestations du vendredi réclamant le départ du régime algérien. Pour l’heure, les raisons du voyage de Belkecir à Paris demeurent opaques. Mais Algérie Part a entamé des investigations pour traquer ce général sulfureux, l’un des symboles du régime corrompu du régime Bouteflika. Nous avons obtenu des premiers éléments qui démontrent que le général Belkecir va rester à Paris pendant au moins 5 jours. Et pendant ce séjour, le patron de la gendarmerie algérienne tentera de « gérer » le dossier de son appartement parisien situé dans le 15e arrondissement. Il s’agit d’un bien immobilier qui dépasse les 100 M2 et dont la valeur financière dépasse les 1 million d’euros, a-t-on confirmé au cours de nos investigations. 
Pour ne pas se faire remarquer, le général Belkecir a usé d’un subterfuge ingénieux afin que son nom n’apparaisse pas dans les statuts de la société qui gère les actifs immobiliers de ce bien parisien. Le général Belkecir s’est fait assister par un « expert français en montage fiscal » qui lui avait permis de créer une société à l’étranger, probablement au Luxembourg, pour ensuite créer une autre société en France et celle-ci sera chargée d’acquérir l’appartement du 15e arrondissement. Ainsi, le général Ghali Belkecir évitera de payer au fisc français 3 % de la valeur globale de son appartement en contrepartie de l’absence de nom sur les statuts de propriété de ce bien immobilier. En revanche, sur la taxe foncière, le nom du général Ghali Belkecir figure bel et bien. Ce qui constitue une preuve permettant aux autorités algériennes ou à des associations algériennes de poursuivre le patron de la gendarmerie nationale dans le cadre d’une affaire de « biens immobiliers mal acquis » puisque cet appartement parisien a été certainement financé par des fonds douteux. Il demeure impossible pour un simple officier de la gendarmerie algérienne d’accumuler une fortune qui lui permet d’acquérir cet appartement dans un quartier chic de Paris. Mais le terme « impossible » ne figure pas dans le vocabulaire de Ghali Belkecir.
Mais aujourd’hui, éclaboussé par les révélations d’Algérie Part, Ghali Belkecir se retrouve dans le viseur des services de sécurité notamment de la direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) qui enquête sérieusement sur ses agissements et son implication dans plusieurs scandales de malversations financières. Et dans ce contexte, le haut gradé algérien essaie d’effacer à Paris les « traces administratives » qui peuvent lui valoir de sérieux ennuis. Algérie Part poursuit encore ses investigations. 

 

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