L’ex-Wali d’Alger a comparu devant le tribunal de Sidi M’hamed jusqu’à une heure tardive de la nuit. Il est resté à l’intérieur de l’enceinte de ce tribunal jusqu’à 2 h du matin. Pour la énième fois, il se retrouve sur le banc des accusés dans une affaire de dilapidation de deniers publics, octrois de privilèges illégaux, enrichissement illicite et détournements de fonciers. Mais pour la énième fois, il s’en sort… miraculeusement et rentre chez lui alors que tous les autres dirigeants algériens de sa trempe sont envoyés à la prison d’El-Harrach. 

Et pourtant, dans la nuit du jeudi et vendredi, Zoukh a été impliqué officiellement dans la fameuse affaire de « Kamel le Boucher », le milliardaire qui a bâti un véritable empire immobilier grâce aux privilèges et facilités déconcertantes qu’il avait obtenu auprès de la wilaya d’Alger pour acquérir de nombreuses précieuses assiettes immobilières. Des transactions foncières suspectes et douteuses qui ont été accomplies au nez et à la barbe des autorités chargées de veiller sur le respect de la réglementation régissant l’urbanisme à Alger.

La complicité de la wilaya d’Alger et de son premier responsable au moment des faits, à savoir Abdelkader Zoukh, a été démontrée par la justice puisque le dossier de Zoukh a été officiellement inculpé et son dossier transféré directement renvoyé vers la Cour Suprême en compagnie de 3 autres anciens Walis dont l’ex-ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf. Inculpé, gravement accusé, mais toujours épargné. Pour le moment, Zoukh est uniquement placé sous contrôle judiciaire alors que les faits qui lui sont reprochés relèvent de la criminalité financière la plus gravissime. Bénéficie-t-il d’une certaine « impunité » ? On saura la réponse dans les jours à venir.

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