Le premier-ministre, Nourredine Bedoui, ne risque pas d’échapper aux enquêtes sur des faits de corruption. Lundi dernier, une convocation a été officiellement remise par les services de la gendarmerie nationale à son domicile familial situé près d’Ain Taya à Alger. 

Selon nos sources, Nourredine Bedoui est réclamé par les enquêteurs pour qu’il soit auditionné dans plusieurs dossiers de corruption et de malversations financières. Le Premier-ministre est cité, d’abord, dans des passations douteuses de marchés publics dans la wilaya de Constantine qu’il avait dirigé entre 2010 et 2013. Nourredine Bedoui est soupçonné d’avoir contribué au gaspillage et gestion douteuse des 700 milliards de centimes alloués à l’organisation de cet évènement dont les dépenses suspectes avaient suscité une énorme polémique.

Il semble que les services de sécurité ont, enfin, ouvert ce dossier après avoir planché sur le dossier de « Tlemcen, capitale de la Culture Islamique » de 2011, un dossier dans lequel Khalida Toumi, l’ex-ministre de la Culture a été convoquée par le tribunal de Tlemcen.

Nourredine Bedoui est également cité dans plusieurs dossiers liés aux affaires des sociétés de plusieurs oligarques controversés emprisonnés en ce moment à El-Harrach.  Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, l’homme est intervenu pour défendre les intérêts et marchés de plusieurs hommes d’affaires sulfureux. Reste enfin à savoir si Bedoui fera l’objet d’une sérieuse enquête de la part de la gendarmerie nationale. Et pour les besoins de cette enquête, ne faut-il pas qu’il soit démis de ses fonctions ?

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