Décidément, le général Ghali Belkecir, le patron de la gendarmerie nationale, est lié à un nombre incalculable d’affaires de malversations financières en Algérie. Nous avons encore découvert au cours de nos investigations que ce patron de la gendarmerie nationale a saboté une enquête sensible visant le secteur de l’importation des produits chimiques sensibles pour protéger un milliardaire et chef d’entreprise très proche de son entourage. 

Cette enquête avait été entamée au mois de mai 2018 concernant les affaires de la société Profert SPA, le leader en Algérie dans l’importation des semences agricoles et intrants agricoles. Cette société appartient au milliardaire Ali Meziani, un richissime homme d’affaires très discret, mais ô combien influent. Il possède officiellement deux usines à Béjaïa et Mostaganem. Une wilaya où il avait connu de près le général Belkecir et ses proches.

A l’époque, cet homme d’affaires est soupçonné d’avoir bénéficié d’un énorme coup de main de la part de la secrétaire générale du ministère de l’Energie, madame Fatma-Zohra Chorfi. La puissante haut responsable algérienne est soupçonnée d’être intervenue pour faciliter la délivrance des autorisations d’importation des produits nécessaires à Profert SPA, sans attendre l’aval du ministère de la Défense comme l’exige la réglementation algérienne. Ces autorisations douteuses auraient permis ainsi à Ali Meziani de faire fructifier ses affaires d’une manière phénoménale.
L’enquête confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie nationale a été brutalement stoppée et étrangement bâclé pour fermer ce dossier sensible. Et pour cause, l’ex-chef de cette brigade, le colonel Mourad Zaghdoudi est un officier connu notoirement pour son implication dans plusieurs affaires de corruption. Suspendu de ses fonctions, il avait été incarcéré à la prison militaire de Blida au mois d’avril dernier. Le colonel qui trafiquait des P.V pour « assurer les arrières » des riches qui lui versaient des pots-de-vin a été instruit par le général Belkecir, dés son arrivée à la tête de la gendarmerie nationale, de suspendre toutes investigations gênantes pour le milliardaire Ali Meziani.
Ce dernier a été donc épargné miraculeusement grâce à l’intervention du général le plus corrompu de l’armée algérienne. Fort heureusement, le Hirak éclate en Algérie et contraint tout l’Etat algérien à revoir ses calculs. Les pressions exercées sur la justice et les autorités militaires ont abouti à l’ouverture de plusieurs dossiers de corruption et de malversations financières dont des dossiers ayant ébranlé le ministère de l’Energie lorsqu’il était dirigé par Mustapha Guitouni entre 2017 et 2019. Plusieurs sources concordantes reconnaissent que ce ministre n’était que la marionnette des frères Kouninef qui ont veillé sur sa promotion pour l’utiliser comme force de lobbying capable de leur faciliter leurs affaires dans le secteur très juteux de l’énergie.
Les investigations menées par les services de sécurité ont dévoilé de nombreuses pratiques occultes au sein de ce ministère notamment concernant la cession des parts de FERTIAL, un joyau de l’industrie pétrochimique, à Ali Haddad, une opération de privatisation suspecte qui a soulevé de nombreux soupçons de corruption. Ce mercredi matin, des enquêteurs des services de sécurité ont fait le déplacement jusqu’au ministère de l’Energie pour réclamer à sa secrétaire générale, la sulfureuse Fatma Zohra Chorfi, tous les dossiers compromettants qui font l’objet d’enquête sur des faits de corruption. Et parmi ces dossiers, nous retrouvons enfin le dossier du milliardaire Ali Meziani, le protégé du général Belkecir. Les enquêtes vont-elles mener jusqu’au patron de la gendarmerie nationale pour mettre fin à sa sempiternelle impunité ?

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