On en sait enfin un peu plus sur la feuille de route du « dialogue politique » proposé par les autorités algériennes pour sortir de l’actuelle impasse qui paralyse le pays.  Abdelkader Bensalah, le président par intérim de l’Etat, a dévoilé les grands axes de ce processus de dialogue dans son discours prononcé ce mercredi à 20 H. 

Dans ce discours, Bensalah s’est engagé ce que l’État dans toutes ses composantes, y compris l’institution militaire, ne sera pas partie prenante à ce dialogue et observera la plus stricte neutralité tout au long du déroulement de ce processus ». L’Etat, a-t-il poursuivi, « se contentera de mettre tous les moyens matériels et logistiques à la disposition du Panel de personnalités, qui décidera lui-même des modalités de son fonctionnement ».

D’après Bensalah, « les participants au dialogue auront la liberté de discuter et de débattre des conditions à réunir pour garantir la crédibilité du scrutin et aborder l’ensemble des aspects législatif, réglementaire et organisationnel de cette élection, y compris le déroulement du calendrier électoral, ainsi que les mécanismes de son contrôle et de sa supervision ». Il a insisté, dans ce contexte, sur le fait que le dialogue « devra nécessairement se concentrer sur l’unique objectif stratégique que constitue l’organisation de l’élection », qui « devrait se tenir à une date la plus rapprochée possible » et se dérouler « dans le cadre de la Constitution qui impose la préservation de l’État, respect des Institutions et la prévalence de l’intérêt supérieur de la Nation ».

 

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