Il était attendu. Très attendu. Le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, a prononcé un discours important ce mercredi soir à 20 H. Et dans ce discours, Abdelkader Bensalah a réclamé aux algériens de mettre de côté « les calculs marginaux et les exigences irréalistes » en faisant ainsi référence aux revendications des manifestants algériens mobilisés chaque vendredi depuis le 22 février dernier. 

« Ces exigences sont de nature à prolonger la situation actuelle et d’entrainer notre pays dans une situation de vide constitutionnel, source d’incertitude et d’instabilité », a encore souligné Abdelkader Bensalah qui n’a pas eu la présence d’esprit de préciser ces « revendications » jugées « irréalistes ». Et pourtant, les manifestants algériens réclament uniquement le retour à la « souveraineté populaire » pour opérer « un changement profond et radical du régime algérien ». Ce changement passe, d’abord, par le départ de tous les symboles de l’ancien régime Bouteflika.

Ces réalités, Bensalah semble les ignorer. Dans son discours, il se contente uniquement de développer une offre politique qui ne contient le départ d’aucun haut responsable vomi par la rue algérienne/

En dépit de cela, le chef de l’Etat a affirmé que le processus de dialogue qui sera lancé incessamment, « sera conduit et mené en toute liberté et en toute transparence par des personnalités nationales crédibles, indépendantes, sans affiliation partisane et sans ambition électorale ».

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