Mustapha Bendjama, jeune journaliste et l’un des membres les plus actifs du mouvement populaire appelé communément le Hirak dans la ville d’Annaba, a été gravement et honteusement réprimé ce vendredi par les éléments des renseignements généraux (RG) à Annaba. Arrêté de manière très musclée vers 13 H par des éléments des renseignements généraux alors qu’il manifestait pacifiquement dans les rues à côté de tous ses compatriotes, notre confrère a été conduit ensuite vers le commissariat central de police de la ville d’Annaba après avoir été violenté et humilité par pas moins de 8 agents des RG dans un précédent commissariat, à savoir le commissariat du 2e arrondissement de la ville d’Annaba.  

« J’ai été contraint par la force à me déshabiller. J’ai été même obligé à me dénuder. Ils m’ont contraint à tout enlever y compris mes sous-vêtements », témoigne Mustapha Bendjama lorsqu’il a été joint au téléphone par la rédaction d’Algérie Part. Le jeune homme raconte comment il a été roué de coups et violenté sans aucune retenue sous les yeux de plusieurs policiers en civil. Après avoir été tabassé et dénudé, Mustapha Bendjama a été longuement interrogé par des enquêteurs sournois. « J’ai été auditionné jusqu’à 19 H. Ils ont réquisitionné mon smartphone pour lire toutes mes conversations sur Facebook. Ils m’ont sorti toutes les photos me montrant en train de manifester en brandissant le drapeau amzigh », témoigne Mustapha Bendjama.

Notre confrère a été interrogé sur tous les messages qu’il postait ou envoyait à des connaissances sur Facebook. Et lorsque les éléments des RG ont découvert qu’il connait Abdou Semmar, notre rédacteur en chef, ils ont soigneusement consigné dans leur P.V cette liaison qu’ils ont qualifié volontiers de « dangereuse » ! Frappé, humilié, maltraité et toute sa vie privée violée, Mustapha Bendjama a vécu un véritable enfer durant toute l’après-midi de ce vendredi. A la sortie du commissariat de police, il s’est rapidement dirigé vers un médecin pour établir un certificat médical qui atteste de toutes les blessures qui lui ont été infligées. Notre confrère va, enfin, entamer des poursuites judiciaires à l’encontre de ces policiers qui ont abusé de leur pouvoir pour le « torturer » au sens propre du terme. La justice osera-t-elle prendre en charge cette plainte ?

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