Le général Ghali Belkecir, le commandant de la gendarmerie nationale, et son épouse, Fatiha Boukhers, l’ex-Présidente de la Cour de Tipaza, limogé récemment par le chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah, ont renoué ces derniers-jours avec les complots et la roublardise pour tenter de préserver leurs privilèges et l’immunité au sein du régime algérien. 

Nous avons appris, effectivement, au cours de nos investigations que le général Belkecir et son épouse magistrate  ont essayé ces jours-ci de faire les yeux doux au général-major, Benali Benali, le puissant patron de la garde républicaine, l’un des décideurs les plus influents du haut commandant militaire de l’ANP, dans l’espoir de trouver auprès de lui une « protection » contre les actuels bouleversements politiques qui menacent de les écraser dans les jours à venir.

D’après nos informations, le général Belkecir et Fatiha Boukhers ont proposé une alliance controversée et sulfureuse au général Benali Benali. Une alliance à travers laquelle Fatiha boukhers espère retrouver un poste stratégique, à savoir celui de Présidente de la Cour de Boumerdès. Une nouvelle nomination qui peut permettre à l’épouse du général Belkecir de retrouver son rang perdu au sein de la justice algérienne. Mais un poste qui peut, surtout, lui permettre de se protéger contre les poursuites judiciaires dont elle peut faire l’objet pour de graves faits de corruption impliquant directement son mari, en ce moment l’officier le plus contesté et critiqué de l’institution militaire algérienne.

Pour séduire et convaincre le général-major Benali Benali, Fatiha Boukhers et son époux Ghali Belkecir ont proposé au fils du patron de la garde républicaine un appartement haut standing qui leur a été secrètement attribué par Kamel Chikhi, alias Kamel le Boucher, le principal suspect dans le scandale de la cocaine du Port d’Oran. Mais ces tentatives de corrompre un haut gradé de l’Etat-Major de l’ANP ne semblent pas fonctionner et les Belkecir demeurent toujours dans le collimateur du haut commandement militaire qui devrait définitivement trancher sur leur sort d’ici le mois de juillet prochain.

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