Le dossier de l’oligarque Abdelmalek Sahraoui risque d’être le prochain dossier explosif qui ébranlera le régime algérien. Et pour cause, ce milliardaire a bénéficié de plusieurs largesses qui démontrent une complicité certaine des plus hauts responsables de l’Etat dans l’enrichissement illégal de ce milliardaire controversé, député FLN, originaire de la wilaya de Mascara. 

Selon plusieurs sources concordantes, les services de sécurité ont entamé officiellement leurs investigations au sujet des affaires douteuses et suspectes de l’homme d’affaires Abdelmalek Sahraoui, patron du groupe Petroser et propriétaire de plusieurs entreprises impliquées dans de nombreux investissements.

Le point de départ des enquêteurs sera l’épineux dossier des crédits bancaires dont avait joui cet oligarque pendant de nombreuses années. Rien qu’à la BARD, une banque étatique, Abdelmalek Sahraoui avait bénéficié de 64 milliards de Da de crédits bancaires, soit l’équivalent de de 600 millions de dollars, pour financer ces investissements dans le secteur agricole à travers d’immenses fermes et exploitations agricoles situées dans les wilaya de Saîda, El-Bayadh ou Mascara. Mais l’appétit vorace de Sahraoui ne s’était jamais estompé. Et quelques semaines avant son départ de son poste en 2017, l’ex-premier ministre, Abdelmalek Sellal avait exercé des pressions sur la direction générale de la BADR pour consentir encore de nouveaux crédits bancaires évalués à 29 milliards de Da, soit l’équivalent de 200 millions de dollars, pour financer les projets d’Abdelmalek Sahraoui dans le secteur agricole à Adrar. Des projets ô combien prometteurs sur la maquette, mais dans la réalité les résultats de ces exploitations agricoles sont restés peu convaincants, voire même insuffisants par rapport aux montants faramineux débloqués par la BADR pour les financer.

Lassé de ces pressions, Boualem Djebbar, le PDG de la BADR aurait même rédigé un rapport pour dénoncer les dérives de cette « générosité mal-placée » de l’Etat vis-à-vis du milliardaire Abdelmalek Sellal. Mais, malheureusement, personne n’a pris au sérieux cette sonnette d’alarme.

 

 

 

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