Les millions d’Algériens sortent chaque vendredi manifester pour réclamer le changement dans leur pays. Le reste de la semaine, l’élite dirigeante du pays continue de reproduire les mêmes comportements archaïques et renouent leur fidélité au statu-quo. Preuve en est, après avoir désigné Mohamed Djemai, un homme d’affaires sulfureux et controversé, à la tête du FLN, au RND des manoeuvres dangereuses ont été lancées pour confier le secrétariat général à Azzedine Mihoubi, l’ex-ministre de la Culture, et ami très proche d’Ahmed Ouyahia, et l’un des symboles du régime Bouteflika. 

Un Ouyahia Bis à la tête du RND, quelle régression ! Pis encore, Azzedine Mihoubi crie sur tous les toits qu’il est le mieux placé dans cette course à la succession d’Ahmed Ouyahia. Et sur la liste des « atouts » que Mihoubi envisage d’exploiter, nous retrouvons le soutien affiché du général Ghali Belkecir, l‘officier le plus corrompu de l’armée algérienne, un haut gradé placé sous enquête et dans le viseur du haut commandement de l’ANP.

« Mihoubi se targue au vu et au su de tout le monde du soutien dont il jouit de la part du patron de la gendarmerie nationale », confie à Algérie Part l’un des responsables les plus influents du RND. D’autres sources ont assuré à Algérie Part que les partisans de Mihoubi font en ce moment un véritable forcing pour s’emparer de la direction du RND. Les autres concurrents de Mihoubi sont soumis à de véritables pressions et chaque jour, des menaces leur parviennent pour leur signifier que les opposants de l’ex-ministre de la Culture risquent de se retrouver dans le collimateur de la gendarmerie nationale. Un dérapage dangereux et inquiétant qui reflète la déliquescence avancée de la scène politique algérienne et sa soumission au diktat de certains hauts gradés vomis par le mouvement populaire algérien. L’éventuelle nomination de Mihoubi à la tête du RND ne manquera pas de susciter un énorme tollé.  Et les Algériens n’avaleront pas cette couleuvre.

 

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