Pour remédier à la situation de blocage qui prévaut actuellement sur la scène politique en Algérie, il est urgent de désigner des personnes « consensuelles » qui joueront le rôle d’intermédiaire entre l’Armée et le mouvement populaire qui manifeste de manière grandiose chaque vendredi. C’est la proposition que vient de formuler pour la première fois Abderrahmane Hadj Nacer, un éminent économiste et ancien Gouverneur de la Banque d’Algérie. 

« La solution la plus sage, au-delà des problèmes formels, c’est d’afficher face au reste du monde une volonté commune, portée par le peuple et son armée. D’où la nécessité de trouver une personne ou un groupe de personnes « consensuelles », en qui la troupe et ses officiers auraient confiance et en qui la population doit se retrouver, dans ses volontés d’émancipation et d’être prise en considération », a-t-il ainsi proposé lors d’une rencontre organisée au siège de SOS Bab El Oued en présence de jeunes adhérents de cette association de proximité.

La personnalité ou le groupe de personnes désignés devront, selon M. Hadj Nacer, permettre « un compromis inclusif » au sein de l’armée et faire que « toutes les tendances et diverses forces se sentent partie intégrante », parce qu’il est important « d’assurer la sécurité, la pérennité de l’armée pour les prochaines étapes ».

 

« À cette personnalité – ou groupe – reviendra la mission d’obtenir un positionnement politique clair de et pour l’armée, dans toutes ses composantes, pour que l’armée puisse assumer toutes ses responsabilités sans être dans la nécessité de manipuler un pouvoir civil. Il s’agira de définir le rôle de l’armée et le rôle des services de sécurité dans les décisions portant sur les choix fondamentaux du pays », a précisé en dernier lieu l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie et l’une des figures du mouvement réformiste algérien à l’époque de l’ex-chef de gouvernement Mouloud Hamrouche.

 

 

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