Algérie Part a lancé des investigations sur un dossier qui pourrait susciter un énorme scandale dans le secteur de la téléphonie mobile. Il s’agit d’un marché qui avait été conclu en 2015 par l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis pour l’acquisition de tablettes commercialisées par la marque algérienne IRIS. Le contrat avait pour valeur près de 300 milliards de centimes. Mais, malheureusement, près de 50 % de ces tablettes n’ont jamais été écoulées sur le marché national car elles seraient défectueuses, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes.

Il faut savoir que pour toute opération d’achat ou de commercialisation de terminaux (téléphone ou tablette), Mobilis, a pour habitude, de lancer « une étude marché pour être sure que le produit est bien coté ou s’il beaucoup demandé », nous confie une source bien introduite au sein de la direction générale de Mobilis.

Partant de ce principe, une étude de terrain est menée par les superviseurs de la vente indirect auprès des grossistes et des points de vente détaillants (PDV). Le rapport est établi par les directions du marketing et des ventes et de la distribution. Il est signé par tous les responsables, à savoir les Sous-Directeurs, Directeurs et Divisionnaires. Selon nos investigations, ce rapport a été signé en 2015 par M. Rochedi Mesbah S/D veille marketing. Mais aussi par M. Sid Ahmed Zaidi, Directeur Marketing, M. Mohamed Salah DAAS, Divisionnaire communication et marketing. M. Lyès Abdoun S/D vente directe, M. Samir Rebia Directeur des ventes et de la distribution. M. Sofiane Khiar, Divisionnaire commercial, ont tous approuvé et pris connaissance de ce rapport de terrain.

Ce rapport concernant les tablettes et autres produits d’IRIS stipule clairement que ces produits « connaissent beaucoup de problèmes et enregistrent beaucoup de retours pour anomalies techniques », certifient nos sources. Mais en dépit de ces recommandations, l’ex-PDG de Mobilis, Mohamed Habib a accordé un marché onéreux à IRIS. Vers la fin de l’année 2016, il finira par être écarté de la direction de Mobilis. Mais personne ne lui réclamera des comptes à propos de ce dossier troublant.

Pour quelles raisons IRIS a été aussi grandement avantagés au niveau de Mobilis ? Selon nos sources, c’est un lobbyiste bien coté au niveau d’IRIS qui est intervenu pour faire le forcing et obtenir ce marché. Il s’agit d’Amine Belazzoug, commerçant et l’un des anciens distributeurs des produits d’IRIS à Alger. Un lobbying réussi qui soulève de nombreuses interrogations sur la légalité de ce marché Amine Belazzoug est très proche de plusieurs anciens dirigeants de Mobilis notamment de… Mohamed Habib. Nous poursuivons nos investigations et nous reviendrons sur ce sujet avec de nouvelles révélations.

 

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