L’interdiction du drapeau Amazigh est une idée qui a été soumise à l’Etat-Major de l’ANP par un rapport établi et signé par le commandant de la gendarmerie nationale, le général Ghali Belkecir, a-t-on appris de sources bien introduites au sein du ministère de la Défense nationale. 

Selon nos sources, dans un rapport sécuritaire qui avait été réclamé par le secrétaire général du ministère de la Défense nationale,  le général Ghali Belkecir a expliqué que des « groupuscules tentent de semer la discorde en instrumentalisant la question berbère. Ce rapport a donné des détails sur la distribution des drapeaux berbères par ces groupuscules pointés du doigt par le commandant de la gendarmerie nationale », explique une source très proche du ministère de la Défense Nationale qui ne cache pas sa colère à l’encontre du général Ghali Belkecir.

Ce dernier aurait donc manipulé les membres de l’Etat-Major de l’ANP en leur présentant un rapport alarmiste, mais soi-disant appuyé par des informations précises recueillies par les agents des renseignements généraux de la gendarmerie nationale. Or, il s’avère que les conseillers de l’Etat-Major de l’ANP n’ont pas pris le soin d’analyser soigneusement ce rapport sécuritaire avant de le soumettre au cabinet du général Ahmed Gaid Salah. Un laisser-aller étonnant qui a fini par induire en erreur le chef d’Etat-Major de l’ANP. Et c’est dans ce contexte que l‘incroyable bourde d’Ahmed Gaid Salah a été commise. Une bourde interprétée comme une « provocation » de la part du mouvement populaire algérien lequel avait riposté hier vendredi par des slogans très hostiles et dérisoires à l’égard du premier chef des armées.

C’est dire enfin que le général Ghali Belkecir est en train de causer un énorme préjudice à l’institution militaire à travers son travail bâclé et son amateurisme dangereux. Pis encore, au sein de la gendarmerie nationale, les langues de plusieurs officiers se délient pour dénoncer les « manipulations politiciennes » de ce général qui veut à tout prix démontrer au ministère de la Défense Nationale qu’il « peut diviser le Hirak et le gérer pour mettre un terme à la crise ». Une attitude cruellement malsaine qui pourrait jeter de l’huile sur le feu.

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